Le Devoir.com, 28 janvier 2008 - Dans l’histoire économique et monétaire, il y aura un avant et un après subprimes. La crise des crédits immobiliers accordés aux États-Unis à des ménages modestes et peu solvables ne met pas seulement par terre les indices boursiers et les bilans des banques. Elle fait aussi chavirer les doctrines et les théories les mieux établies, elle remet en cause les modèles de croissance à la mode, elle détruit les idoles. L’ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, en était une. Les marchés financiers le vénéraient, les économistes le révéraient: les premiers parce qu’il leur avait fait gagner beaucoup d’argent, les seconds parce qu’ils lui attribuaient volontiers la paternité du miracle de croissance observé au cours des dernières années aux États-Unis ... lire la suite
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