Le Devoir.com, 14 mars 2008 - L'administration Bush tente de poser les premières pierres d'une réforme de la réglementation financière pour éviter qu'un nouveau feu ne puisse démarrer à l'avenir. Chacun risque de subir un cadre réglementaire plus sévère. « Il va falloir trouver le bon équilibre. La réglementation doit rattraper l'innovation et contribuer à restaurer la confiance des investisseurs mais il ne faut pas aller trop loin et créer de nouveaux problèmes, et risquer ainsi de rendre nos marchés moins efficaces », a fait valoir Henry Paulson en publiant les conclusions d'un rapport d'étape du « president working group on financial markets » (comité présidentiel de travail sur les marchés financiers composé du Trésor, de la banque centrale et diverses agences de régulation des marchés comme la Securities and Exchange Commission).
L'un des grands axes de la réforme présentée est de renforcer la supervision des banques et des courtiers en crédit hypothécaire, qui devraient désormais obtenir une licence pour continuer leur activité. Toujours du côté des institutions financières, la réglementation devrait être durcie pour les inciter à étoffer leurs fonds propres et augmenter la transparence de leur communication.
L'autre grand axe de la réforme entreprise concerne les agences de notation, accusées d'avoir contribué à l'aggravation de la crise née l'été dernier sur le marché des crédits hypothécaires à risques. Celles-ci devront notamment faire état d'éventuels conflits d'intérêts, par exemple lorsqu'elles aident une entreprise à définir les caractéristiques d'une émission qu'elles vont ensuite noter.
Enfin, M. Paulson a souhaité plus de transparence de la part des fonds spécialisés dans les produits structurés, qui devront notamment dire s'ils ont contacté plusieurs agences de notation pour ne retenir que la note la plus solide, en passant sous silence les réserves d'autres agences.
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