mardi, juillet 21, 2009

Le Royaume-Uni esquisse une réforme des bonus dans les banques

L'Agefi, 17 juillet 2009 - Le rapport Walker a provoqué un coup de tonnerre dans le monde de la finance londonienne à l’occasion de sa publication. Ce document officiel de 142 pages, commandé en février dernier par le gouvernement britannique, ne mâche pas ses mots à l’encontre des conseils d’administration des banques, jugés « incapables de comprendre la taille et la nature des risques qu’ils prenaient » et « échouant à appliquer des critères de gouvernance élevés » durant la crise financière ».
Le rapport, qui présente 39 recommandations, propose ainsi de renforcer le rôle des administrateurs indépendants des banques, dont les responsabilités supposeraient désormais de freiner les risques inutiles et les rémunérations excessives. L’étude préconise aussi la création de comités de risque, distincts des comités d’audit actuels et présidés par des directeurs non exécutifs. Ces derniers sont d’ailleurs invités à dédier plus de temps à leurs fonctions : un minimum de 30 à 36 jours.
Mais c’est sur le chapitre des rémunérations que les conclusions de Sir David Walker, un ancien vétéran de la City, étaient le plus attendues, alors que la fièvre des bonus semble reprendre la City. Le rapport recommande ainsi aux comités de rémunération d’avoir un droit de regard sur les packages des salariés dont la rémunération excède celle des émoluments moyens des membres du conseil d’administration, et pas seulement des principaux dirigeants comme c'est le cas actuellement.
Le rapport conseille aussi d’associer les primes sur des objectifs à plusieurs années : au moins la moitié des bonus des banquiers les plus seniors pourraient ainsi être différés de trois à cinq ans, de manière à ce que la rémunération soit alignée sur la performance.

A la prochaine ...

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