mardi, janvier 31, 2012

La fin de la loi du marché ?

Bonjour à toutes et à tous, Me Peltier propose une analyse intéressante sur le site du Cercle des juristes sous le titre "Le marché ne doit plus faire la loi".



Les prolongations de la crise financière en 2012 auront-elles pour conséquence une remise en cause du recours à la valeur de marché comme référentiel comptable dans les comptes des entreprises ? Les implications juridiques de cette question sont telles qu'elle ne restera pas cantonnée au pré carré des hommes du chiffre, familiers des normes IFRS et IAS 39. L'adoption du référentiel comptable IFRS venu des Etats-Unis a en effet révolutionné le principe de l'image fidèle des comptes dans sa conception traditionnelle en droit français. Il impose que les actifs et passifs financiers au bilan des sociétés doivent apparaître à leur valeur de marché. Les cours des actifs financiers devenant alors de plus en plus volatils avec la crise, il en est résulté une étourdissante valse des bilans. Ce faisant, les comptes des sociétés se sont peu à peu éloignés de leur fonction originelle d'évaluation de la santé de la société et de sa capacité à mener et à poursuivre ses affaires. Ils sont devenus des instruments d'évaluation intrinsèque des sociétés, non sans conséquence pour les personnes intervenant dans leur élaboration et leur certification. Le choix d'une valeur de marché est en effet devenu un véritable enjeu de responsabilité. Cet enjeu est d'autant plus grand qu'il n'existe plus de consensus sur ladite valeur, en particulier lorsque l'on doute de la capacité du marché à fixer le prix correct des actifs financiers, comme c'est le cas aujourd'hui. La vérité des comptes ne dépend donc plus uniquement de la bonne comptabilisation des opérations d'exploitation. Elle résulte aussi et surtout de choix de valeur d'actifs et de passifs qui deviennent, par la force de la crise, de plus en plus subjectifs. Lire la suite ici.
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Business and Sustainability - Concepts, Strategies and Changes : un ouvrage à parcourir

Bonjour à toutes et à tous, une lecture en anglais et sur le domaine de la RSE vous tenterait-elle ? Aux curieuses et curieux, je vous renvoie à cet ouvrage qui vient d'être publié par les éditions Emerald et intitulé "Business and Sustainability: Concepts, Strategies and Changes" (ici).

Pour rappel, ce livre fait partie de la riche série dirigée par le professor William Sun de l'université de Leeds consacré à ce thème globale des "Critical Studies on Corporate Responsibility, Governance and Sustainability" (ici).

Vous pouvez accéder à la table des matière de cet ouvrage en cliquant ici.
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lundi, janvier 30, 2012

Projet ITGO : réflection pluridisciplinaire sur la représentation de la performance

C'est avec grand plaisir que je partage avec vous cette nouvelle : le projet "ITGO (Institutions, Territoires et Gouvernance des Organisations) et information comptable – Définition et représentation de la performance" dirigé par le professeur Benoît Pigé et dont il m'a fait le plaisir et l'honneur d'être l'un des membres a été sélectionné par l'Autorité des Normes Comptables (ANC) pour bénéficier d'un financement en vue d'activités scientifiques de haut niveau.

Voir la liste des lauréat ici.

Voir la composition de l'équipe constituée par Benoît Pigé ici (rendez-vous à la page 2 du document).

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Le secteur bancaire intéresse l'Europe : création d'un groupe d'experts

Ainsi qu'elle en avait fait l'annonce devant le Parlement européen en novembre 2011, la Commission européenne est en train de constituer un groupe d'experts de haut niveau pour analyser la structure du secteur bancaire européen. Michel Barnier, Commissaire chargé du Marché intérieur et des services, a confié la présidence de ce futur groupe à Erkki Liikanen, Gouverneur de la banque centrale de Finlande et ancien Commissaire chargé des entreprises et de la société de l'information. Les travaux de ce groupe devraient commencer au mois de février et s'achever au cours de l'été 2012. Le groupe aura pour mandat de déterminer si, en complément des diverses réformes réglementaires actuellement en cours, des réformes relatives aux structures des banques européennes seraient de nature à renforcer la stabilité et l'efficience du secteur bancaire européen ainsi que la protection des consommateurs. Le groupe devrait ensuite proposer des réformes structurelle.

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Un champ d’action élargi pour les comités des rémunérations



Information de dernière minute pour nos lectrices et nos lecteurs : les établissements de crédit, entreprises d'investissement et sociétés de capital-risque dont le bilan, social ou consolidé, dépasse dix milliards d'euros sont tenus, en application de l'article L. 511-41-1 A, de constituer en leur sein un comité des rémunérations. Cette nouvelle règle a été fixée par un décret publié le 22 janvier 2012 (ici).

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Reporting extra-financier : amélioration sur le front de l'eau et importance du droit

Le Monde.fr, 30 janvier 2012 - A l'heure où les discussions "font rage" en France sur le contenu du décret de la loi Grenelle II, voici un article du quotidien Le Monde.fr qui apporte sa pierre à la nécessité non seulement d'une règlementation, mais encore d'une règlementation pertinente ("Quand l'eau ne coule plus de source", ici).
Morceaux choisis : "Si la notion d'"empreinte carbone" - présente dans les réglementations et mise en oeuvre par un nombre croissant d'entreprises - commence à être connue du grand public, celle d'"empreinte eau" ("water footprint", en anglais) l'est beaucoup moins. Elle fonctionne pourtant sur le même modèle : il s'agit d'analyser la consommation d'une ressource de plus en plus rare et menacée, l'eau, tout au long du cycle de vie d'un produit ou d'un service, en amont de sa production jusqu'au stade du déchet après consommation. (...) L'incitation majeure à l'amélioration du reporting sur l'empreinte eau sera vraisemblablement la réglementation. (...) Si les entreprises avancent sur le front de cette gestion durable, c'est surtout parce qu'elles anticipent sur la montée des exigences réglementaires de reporting, nationales, européennes, voire internationales".

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Impertinent ou inquiétant ?

Alors que l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la note de plusieurs pays européens, je signale cette réflexion publié par un blog invité du Monde (Blog Déchiffrage, "Quatre paradis fiscaux classés AAA", ici). "Notons toutefois ce qu’il adviendrait du club très fermé des AAA, si tous les pays de l’UE en étaient exclus. Sur le tableau de Standard & Poor’s, ne subsisteraient que sept pays notés AAA.
Trois Etats nations:
- Canada
- Australie
- Norvège
Et… Quatre paradis fiscaux :
- Hong-Kong
- Liechtenstein
- Singapour
- Suisse"
Je vous laisse réfléchir à cette simple constatation...
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Hausse des défaillances d'entreprises en France

Les défaillances d'entreprises françaises ont enregistré une hausse de 9,4 % en août après avoir reculé pendant deux mois consécutifs, a annoncé vendredi l'Insee dans un communiqué.
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Colloque du CÉDÉ sur le droit de la consommation : bilan

Bonjour à nos lectrices et nos lecteurs, j'ai pu assister au colloque du CÉDÉ qui s'est tenu à l'université Laval le 25 janvier 2011 (et j'en remerice encore Me Charlaine Bouchard) sur la soumission éventuelle du prêt hypothécaire à la loi sur la consommation (ici).

Faisant suite au dépôt du projet de loi 24 qui a pour but de modifier la Loi sur la protection du consommateur (LPC), ce colloque a eu pour but de sensibiliser le législateur aux pratiques qui se sont développées depuis l’adoption de la LPC et de le convaincre de l’urgence d’agir afin de lutter contre le surendettement des consommateurs immobiliers.

Quel bilan tirer de ce colloque ?

S'inspirant de l'expérience du droit comparé, Mme Bouchard a insisté, dans son introduction à cette journée d'étude, sur la nécessité de prêter "mieux". Deux axes forts se sont dégagés de ses propositions : une responsabilisation des acteurs du crédit immobilier et une prévention du surrendettement.

La présentation de M. Daniel Gardner a mis en lumière que le Code civil s'intéresse de longue date aux consommateurs (au final, il est très loin de l'ignorer) et que nombre de dispositions du code (malheureusement inconnues ou volontairement ignorées) sont susceptibles d'être des instruments efficaces pour encadrer les dérives qui sont constatées dans la pratique en matière de crédit.

Me Roché (un collègue venant de France) s'est intéressé au rôle du notaire en démontrant que les dispositions françaises sont nombreuses en matière de crédit immobilier, tant au moment de la formation du contrat de prêt qu'en raison de l'indivisibilité existante entre l'achat et le prêt, et dans le domaine de la lutte contre le surrendettement.

En outre, Me Lebreux a observé, au travers d'une étude minutieuse des clauses types contenues dans de nombreux contrat de crédit, que les créances et obligations garanties recèlent bien des secrets pour le consommateurs (les obligations pouvant être ou non futures, directes oou indirectes, la somme due pouvant être augmentée, le créancier pouvant être pluriel...).

Quant à Marc Lacoursière, il a apporté un regard global et légèrement américanisé afin de démontrer l'existence d'une réelle mutation dans la protection des consommateurs, sans que le curseur soit réellement établit avec précision.

La table-ronde de l'après-midi (animé de main de maître par François Brochu) a permis d'échanger sur tous les points abordés en matinée et a permis d'établir - si cela était encore nécessaire - qu'une modification de la loi était souhaitable.

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samedi, janvier 28, 2012

Transparence quand tu nous gagnes !

Bonjour à toutes nos lectrices et à nos lecteurs, je me permets d'évoquer ici la gouvernance, non des entreprise, mais des syndicats. La France est en effet en train de réfléchir à une réforme de la gouvernance des syndicats d'une taille certaine, et ce en vue d'améliorer leur transparence. Aussi, je vous renvoie à cet article du quotidien Le Monde qui vous permettra de vous faire une idée plus précise des solutions évoquées ici. Une question simple me vient en tête en rédigeant cet article : pourquoi les syndicats (organisation agrégeant des intérêts divers) échapperaient-ils au leitmotiv de la bonne gouvernance ?
L'Assemblée nationale a voté, jeudi 26 janvier, une proposition de loi sur
"le financement des comités d'entreprise" (CE). Le texte a été adopté sans grand enthousiasme par la majorité. En revanche, il n'est pas acquis que le Sénat puisse débattre de cette proposition de loi avant la fin de la législature, prévue en février.
Le but du texte est d'améliorer "la transparence" des CE et de "conforter" leur "légitimité", ternie par plusieurs scandales qui ont éclaté dans de grandes sociétés au cours des dernières années. A l'heure actuelle, les CE doivent faire "un compte-rendu détaillé de [leur] gestion financière" qui est communiqué aux salariés "par voie d'affichage", précise le code du travail. Ces dispositions, "minimalistes", conduisent "inévitablement à des cas au moins ponctuels de dérives", estime M. Perruchot dans un rapport. Le texte qu'il défend renforce les obligations pesant sur les CE : ceux dont les ressources excèdent 230 000 euros seront tenus de publier et de certifier leurs comptes ; leurs achats, à partir d'un certain montant, devront respecter des procédures d'appel à la concurrence.
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Les traders des banques françaises perdraient près de 50 % de bonus

Le Monde.fr, 28 janvier 2012 - Baisse significative des bonus en vue. Selon une étude de Sia Conseil, publiée en exclusivité par La Tribune jeudi 26 janvier, les traders français pourraient voir leurs bonus versés au titre de 2011 chuter de près de 50 %. L'année 2011 a été mauvaise pour les marchés, plombés par la crise de la dette dans la zone euro et la crainte de récession économique. Si l'on ajoute l'obligation par les établissements bancaires français de trouver 7,3 milliards de fonds propres d'ici à juin pour faire face à la crise des dettes souveraines, ce qui nécessite de réduire la voilure sur les bonus, la potion devient amère pour les traders.
Pour lire la suite, cliquez ici.
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vendredi, janvier 27, 2012

ESMA : Rapport sur les agences de notation

L'ESMA vient de publier son premier rapport annuel sur l'application de la réglementation en matière d'agences de notation. Devant commenter ce rapport pour la revue Bulletin Joly Bourse, Je vous renvoie en guise d'introduction aux lignes essentiels de ce rapport que je vous mets ici :
This report presents how ESMA and competent authorities dealt with the assessment of the completeness and compliance of the CRA applications. CRAs have had to carry out significant changes to their organisational structures and procedures in order to fulfil all registration requirements. Section III.II(d) of this report explains how CRAs have adapted to the requirements set out in Annex I of the Regulation. From 1 July 2011, ESMA has been entrusted with the exclusive responsibility for the registration and supervision of CRAs in the EU. Section IV of this report covers the supervisory actions carried out by ESMA in the course of 2011 and its assessment of staffing and resource needs. Section V reports on the implementation of CEREP, the aggregated credit ratings database accessible to the public, which will go live in January 2012. A description of ESMA´s policy work in 2011 is included in section VI of this report. Finally, section VII informs on the work carried out by ESMA regarding the assessment of third country regimes under the endorsement and certification provisions in the CRA Regulation.
Pour accéder à ce rapport, cliquez ici.
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Nouvelles du SASE : l'appel à contribution du SASE est décallé

Je remercie mon collègue et ami Yuri BIONDI, dont on ne présente plus les travaux de grande qualité, de cette information de dernière minute que je partage avec vous sous cette magnifique neige qui recouvre la ville de Québec.
By popular demand, the SASE submission deadline has been extended to January 22, 2012. The network call for papers is available at the following link here. Submissions of conference presentations, panels, or special conferences (series of panels) are open for the SASE annual meeting in Boston, next June 28-30, 2012, through the SASE website (http://www.sase.org/).
Submissions are also open for several network special conference on the following matters:
- "Varieties of Financial Regulation:" National and regional case studies; transnational comparative analyses; perspectives andimplications for renewed regulatory frameworks.
- "Money for the XXI century." Proposals for re-framing the international monetary payments system: past and present cases and analyses for suitable reforms
- "What is banking and what should do for economy and society?"
- "Corporate governance and control in globalization and financialization"
- "Accounting and Taxation facing globalization".
Please do not hesitate to contact Yuri Biondi, Reuven Avi-Yonah or Shyam Sunder to further discuss your ideas and plans for these events.
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Pourquoi ne pas aller à Toulouse ?

Bonjour à toutes et à tous, le Management Research Centre de Toulouse Business School organise une conférence dont le thème ne laissera aucun lecteur de ce blogue insensible : "La Responsabilité Sociale del'Entreprise (RSE) - Corporate Social Responsibility".

Cette conférence aura lieu le mercredi 25 Avril 2012 dans les locaux de Toulouse Business School.

Cette conférence s'articulera autour des thèmes suivants :

- RSE et GRH,

- RSE et Politique Environnementale,

- RSE et Crises.

Retrouvez le programme détaillé et les moyens de vous inscrire ici.
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jeudi, janvier 26, 2012

Colloque sur UNIDROIT

Bonjour, permettez-moi chères lectrices et chers lecteurs de sortit quelque peu du thème central du blogue pour vous faire part de cette information qui - je suis sûre - vous intéressera.

Je vous signale que le colloque annuel de lʼAssociation Française des Docteurs en Droit aura pour thème cette année Les Principes d’UNIDROIT 2010 : Une nécessité dans les contrats internationaux. Cette conférence aura lieu le vendredi 10 février 2012, de 9 h. à 17 h. - 5 quai de lʼHorloge - 75001 Paris à la GrandʼChambre de la Cour de cassation.

Pour en savoir plus (programme et modalités d'inscription), cliquez ici.
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Vous voulez en savoir plus sur l'investissement financier ?

Bonjour à toutes et à tous, je vous signale la parution de cet ouvrage de I. McNeil sur le droit et l'investissement financier : "An Introduction to the Law on Financial Investment" chez Hart Publishing.

Résumé : Since the publication of the first edition of this book in 2005, the world of financial investment has experienced an unprecedented boom followed by a spectacular bust. Significant changes have been proposed and in some cases implemented in areas such as the structure of regulation, the organisation of markets, supervision of market participants and the protection of consumers. The second edition takes account of these developments, integrating them into an analytical framework that enables the reader to develop a critical overview of the role of general legal rules and specialised systems of regulation in financial investment. The framework focuses on the role of contract, trusts and regulation as the primary legal influences for financial investment. The first part explores the relationship between investment, law and regulation. The second part examines the nature of investments and investors, both professional and private. The third part discusses the central role of corporate finance and corporate governance in linking investors with enterprises that require external capital. The fourth part examines the nature, operation and regulation of markets and the participants that support the functioning of the markets. The objective remains to provide a broadly-based and critical account of the role of law in financial investment.
Pour plus d'information, cliquez ici.

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Nouvelle publication : Courtiers et conseillers financiers - encadrement des services de placement

Bonjour à toutes et à tous, ainsi que je le mentionnais précédemment, j'ai l'honneur d'être invité par l'université Laval par le Centre d'études en droit économique (CÉDÉ). A cette occasion, j'ai plaisir à vous annoncer la parution récente d'un ouvrage dans la Collection CÉDÉ et publié par Raymonde Crête, Mario Naccarato, Marc Lacoursière et Geneviève Brisson sur le thème des services financiers intitulé "Courtiers et conseillers financiers : encadrement des services de placement".

Résumé : Dans l'industrie des services de placement, les services offerts par les courtiers et les conseillers financiers prennent une importance capitale pour un nombre considérable de citoyens qui souhaitent faire fructifier leurs épargnes. Or, pour plusieurs observateurs, cette industrie apparaît comme un immense labyrinthe dans lequel évolue un nombre considérable d'entreprises et d'individus qui offrent une multitude de produits et de services financiers parfois hautement complexes, auquel s'ajoutent différents organismes d'encadrement qui interviennent pour assurer la surveillance et le contrôle des acteurs intéressés. En outre, comme le montrent les scandales financiers mis au jour depuis le début des années 2000, les épargnants ne sont pas à l'abri des manquements professionnels de la part des intermédiaires financiers qui évoluent dans cette industrie.Cet ouvrage vise à mieux connaître l'encadrement juridique de cet univers diversifié et complexe de l'industrie des services financiers offerts par les courtiers en placement, les courtiers en épargne collective, les gestionnaires de portefeuille et les planificateurs financiers. Il s'adresse principalement aux conseillers juridiques et aux personnes qui oeuvrent au sein des institutions financières et des autorités réglementaires.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Devant en faire une recension pour une revue française, j'aurais plaisir à vous en dire plus dans un prochain article du blogue. En attendant, pourquoi ne pas déjà le lire pour que nous puissions échanger ?

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Professeur invité à l'université Laval

Bonjour à toutes et à tous, mon congé de recherche et de conversion thématique se poursuit (le fameux CRCT !), ainsi que mes visites et séjours de recherche à l'étranger (ici pour l'Australie et ici pour les Etats-Unis). Depuis la semaine dernière, me voici rendu à la faculté de droit de l'Université Laval (ici) en tant que professeur invité.

Afin de poursuivre mes recherches en gouvernance d'entreprise et de m'ouvrir à d'autres champs d'intérêt scientifique (je pense notamment aux initiatives menées par le Centre d'études en droit économique, ici, dans le domaine des services financiers), la faculté de droit m'offre l'opportunité d'un accueil chaleureux de janvier 2012 à août 2012.

Pour celles et ceux qui désireraient me joindre, vous pouvez le faire en venant me voir (bureau : 3109), en me téléphonant (418 656-2131, poste : 3893) ou en m'envoyant un couriel auquel je me ferais une joie de vous répondre.

En attendant que la neige revienne, à la prochaine...

mardi, janvier 24, 2012

Conférence internationale de gouvernance

Chaque année depuis 2002, la Conférence Internationale de Gouvernance de l’AAIG est l’occasion de réunir les chercheurs qui s’intéressent à la gouvernance d’entreprise. Les précédentes éditions se sont déroulées successivement à Montréal, Mons, Strasbourg, Genève, Bordeaux, Florence et Metz.Point de rencontre de nombreuses disciplines (principalement la stratégie, la finance, le droit et l’économie), la gouvernance d’entreprise peut faire l’objet de travaux scientifiques de grande qualité. Les chercheurs sont invités, en fonction de leurs domaines de compétence et centres d’intérêt, à adopter les cadres analytiques et méthodologiques qui leur conviennent. Le thème central choisi pour cette année est le suivant : La gouvernance des organisations entre universalisme et contingence. En effet, initialement menée dans le contexte des très grandes entreprises cotées au capital dispersé (les entreprises dites « à la Berle et Means »), la recherche en gouvernance a donné lieu à un modèle qui a sous-tendu de nombreuses propositions de réforme au cours des années 1990. Progressivement, la recherche académique a étendu son champ d’investigation à d’autres types d’organisation (gouvernance des entreprises mutualistes et coopératives, la PME, gouvernance de l’entreprise familiale, gouvernance de l’entreprise en croissance, gouvernance associative, gouvernance des organisations à but non lucratif ...). Cette diversité des champs d’application nécessite une interrogation critique quant à l’adéquation de l’appareil conceptuel dominant. Des approches alternatives ont commencé à être explorées. Avec une vingtaine d’années de recul et suite aux crises récurrentes de la première décennie du 21ième siècle, il est aujourd’hui légitime de s’interroger sur le statut du modèle initial, ainsi que des modèles concurrents et/ou complémentaires.

Dans cet esprit, nous sollicitons des contributions d’un spectre très large, que ce soit en termes de champ disciplinaire (gestion, finance, économie, droit, sociologie ...), de cadre théorique, de champ d’application (organisations particulières, systèmes nationaux de gouvernance, ...) ou de positionnement méthodologique (méthodes quantitatives, qualitatives, historiques, critiques ...). Les papiers, rédigés en français ou en anglais, doivent être envoyés en format électronique (word ou pdf) à cig2012lyon@gmail.com avant le lundi 6 février 2012. Pourquoi ne pas proposer une analyse ?

Pour en savoir plus, rendez-vous ici sur le site de l'IFGE.

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Un peu de lecture ? Accéder aux papiers de l'ECGI


Columbia Law School, the European Corporate Governance Institute and the Said Business School, University of Oxford hosted an academic conference in Oxford on 13-14 January 2012 on the theme of Corporate Governance After the Crisis. Si je n'ai pu me déplacer à cette manifestation scientifique, je vous indique que vous pouvez vous procurer nombre d'études qui ont été présentées lors de ces journées. J'en ai parcour quelques-unes, je ne peux que vous les conseiller !
Pour accéder aux papiers de grande qualité, il vous suffit de cliquer ici.
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Quelle note mérite les agences de notation ?

Voilà une belle question que pose un journaliste du journal Le Monde dans une Une publiée le 19 janvier 2012.
"On a raté l'occasion d'en finir avec les agences au lendemain de la crise de 2008. Elles n'auraient jamais dû s'en remettre." L'homme qui se désole ainsi est un très haut fonctionnaire français, colbertiste mais convaincu des mérites du marché, et l'un des meilleurs économistes du pays. Il parle des agences de notation, bien sûr - et notamment de Standard & Poor's, qui vient de dégrader la dette souveraine de plus d'une demi-douzaine de pays de la zone euro, dont la France. Ce n'est pas tant la décision de S &P qui l'étonne, mais l'importance qu'on y attache. Si scandale il y a dans cette affaire, il est à double détente. Que le jugement de ces sociétés de conseil privées, responsables de bourdes historiques, soit pris au sérieux ; et qu'il puisse avoir des conséquences sur l'existence même de la zone euro, sur la croissance mondiale et sur des centaines de milliers d'emplois. Car lesdites agences, et particulièrement S &P, auraient dû être totalement, ignominieusement déconsidérées par leur responsabilité dans le déclenchement de la crise financière de 2008. Durant des années, elles ont accordé la meilleure note, le mirifique AAA, aux obligations privées les plus pourries émises par le marché américain. Elles ont adoubé, porté aux nues des produits financiers intégrant des crédits immobiliers à très hauts risques, que Wall Street dissémina aux quatre coins de la planète. On connaît l'histoire : les subprimes, merveilleux produits d'épargne si chaudement recommandés par les merveilleuses agences de notation, ont provoqué la plus grave crise financière que le monde ait connue depuis les années 1930... Cela aurait dû faire sombrer les agences dans un éternel discrédit. Elles sont coresponsables de la tragédie de 2008. Elles ont gravement manqué à leur mission, celle de conseiller les investisseurs sur la solidité des produits d'épargne. Pourquoi ?
A vous de découvrir la suite en cliquant ici.
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Annonce d'un colloque sur l'information et les salariés

Bonjour à toutes et à tous, je vous signale la tenue du colloque suivant : "L’information économique et socialedes salariés et de leurs représentants -Histoire d’un enjeu de société". Cette 1ère journée d'un Cycle de journées d’étude aura lieu le 21 septembre 2012 au Cnam (Paris).
L’information économique et sociale est progressivement apparue comme un facteur de revendication et d’émancipation des salariés ainsi que de redistribution des richesses créées.
On peut, à ce titre, s’interroger sur les jalons historiques de la construction et de la diffusion de ces informations, sur leur nature, sur les objectifs recherchés, sur l’émergence et la déclinaison de leurs enjeux selon les périodes et selon les pays. Les informations sur l’entreprise (conditions de travail, rémunération, performance économique et financière, etc.) figurent, parmi d’autres, au coeur des relations de pouvoir. Véritables constructions sociales, elles constituent des enjeux, pour les salariés et leurs représentants, en termes d’obtention de ces informations, de leur décryptage ou déconstruction, mais également en matière d’appropriation de leur élaboration et ce tant au niveau de l’entreprise, qu’à l’échelon national et international, comme en témoigne la construction d’indicateurs macro-économiques. Au cours de cette journée d’étude nous souhaiterions confronter les analyses de chercheurs en sciences humaines et sociales autour d’un certain nombre de questions qui gagneraient à être déclinées à l’aune des différents pays européens, voire de pays asiatiques ou américains, dans une perspective historique.
Si vous êtes intéressé(e), n'hésitez pas à me le faire savoir et je vous communiquerai d'autres informations.
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Le management se tournerait-il vers le long terme ?

Le Monde.fr, 24 janvier 2012 -Il n'y a pas que la finance qui est en crise. Les dirigeants d'entreprises le sont aussi. Les qualités qu'ils attendent d'un manager sont quasiment à l'opposé de celles qu'ils reconnaissent aux dirigeants actuels. C'est donc à un bouleversement des pratiques qu'ils incitent, selon l'étude "quels dirigeants, quelles dirigeantes pour demain ?" réalisée par Sociovision Cofremca et publiée mardi 24 janvier. Est-ce parce qu'ils se sont rendus compte que leur mode d'action avait pu partiellement provoqué, voire n'avait pas anticipé la catastrophe. Ou est-ce parce que la crise les oblige à changer leur comportement et leur vision du monde de l'entreprise ? Je vous laisse découvrir la suite ici et l'ouverture (enfin) au long terme !
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Le décret de la loi Grenelle pour bientôt

Bonjour à toutes et à tous, le gouvernement souhaite achever rapidement la mise en œuvre de la disposition du Grenelle dont l'objectif est de renforcer les obligations des entreprises en matière de responsabilité sociale et environnementale. En effet, cette obligation est en passe d'être renforcée par la proposition de loi Warsmann sur l'amélioration du droit qui est de retour demain au Sénat et le décret qui encadrera cette nouvelle obligation a déjà été rédigé. Bertrand Pancher, député UMP de la Meuse et corapporteur des lois Grenelle, déclare que "l'arbitrage de Matignon a été rendu" et indique que l'adoption définitive de la loi est anticipée car il y a une volonté de ne pas perdre de temps. En effet, le projet de décret est tellement précis qu'il pourrait quasiment être publié en l'état et dans la foulée de l'adoption du texte par le Parlement. Ce projet de décret poursuit des objectifs en recul par rapport à ceux affichés dans le Grenelle :
- la publication des indicateurs de performance environnementale (consommation d'énergie, utilisation d'eau, gaz à effet de serre) et sociale (absentéisme, santé au travail, abolition du travail des enfants) par les entreprises a été repoussée de 2012 à 2013 ;
- ne seront concernées dans un premier temps que les entreprises ayant un chiffre d'affaires supérieur à 1 milliard d'euros et plus de 5000 salariés. Les informations en question seront intégrées dans le rapport de gestion et elles devront être vérifiées par un organisme indépendant habilité ;
- une distinction est faite entre les sociétés cotées qui, en plus des obligations issues de la loi NRE, vont devoir renseigner différents indicateurs (accidents du travail, …) et les sociétés non cotées qui ont une douzaine d'indicateurs de moins à traiter.
Y a-t-il une grande évolution par rapport à la loi NRE ? Pour certains, le décret a au moins l'avantage d'agrandir le périmètre des entreprises concernées mais n'offre pas la possibilité de comparer les données extrafinancières comme cela était envisagé par le Grenelle.

Je vous renvoie à cet article du blogue qui exposait la position novatrice du FCRSE en la matière, position qui n'a que peu été suivie ! Lire cette position du FCRSE ici. Vous pourrez également parcourir cette news du blogue Labrador ici.

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Droit bancaire en 2011: nouveautés et tendances

Les Éditions Thémis font paraître l'ouvrage Droit bancaire en 2011: nouveautés et tendances. Publié sous la direction de Me Marc Lemieux, le volume regroupe les textes présentés lors d'un colloque organisé sous l'égide du Centre de droit des affaires et du commerce international en 2010. Les textes, rédigés par des figures de proue du droit bancaire au Québec, abordent des thèmes d'une grande actualité pour les professionnels et les universitaires. On peut se procurer l'ouvrage ici.