mercredi, novembre 11, 2009

Un peu de réflexions

Le Monde.fr, 11 novembre 2009 - Quelle est la meilleure façon de "taxer" les banques ? L'idée d'une taxe Tobin frappant les transactions financières est en perte de vitesse. En essayant de lui donner vie lors du G20 Finance du samedi 7 novembre, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a signé son arrêt de mort. Les esprits sont maintenant occupés à chercher d'autres moyens pour empêcher les banques de prospérer aux frais du contribuable. L'une des pistes les plus prometteuses a été évoquée par M. Brown : il s'agirait de contraindre les banques à contracter une sorte d'"assurance" qui soit proportionnée aux risques qu'elles prennent. Le Fonds monétaire international (FMI) étudie le sujet. Si les divergences de point de vue sont vives quant aux modalités précises du système, deux principes de bon sens ont rallié les suffrages.

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A la prochaine ...

Dossier sur les bonus

A l'heure où la France vient d'adopter un arrêté pour encadrer les bonus (texte que je dois commenter prochainement dans le Recueil Dalloz), je vous signale ce dossier consultable gratuitement sur internet et mis en ligne par le journal financier L'Agefi : ici.
La crise a mis les bonus des banquiers sur la sellette. Accusés d'encourager la prise de risque et le profit à court terme, ils sont devenus un des principaux sujets de négociations des chefs d'Etat lors des G20 de Londres et de Pittsburgh. Avec, à la clé, un renforcement de l'encadrement, sans toutefois arriver à leur plafonnement. La France a montré la voie dès février en érigeant un ensemble de règles les encadrant. Reste que les professionnels sont inquiets et insistent sur la nécessité d'appliquer des règles identiques sur l'ensemble des places financières pour éviter les distorsions de concurrence.
Bonne lecture à toutes et à tous et à la prochaine ...

Publication au Journal officiel d’un arrêté relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d’investissement

L’arrêté du 29 octobre 2009 relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d’investissement a été publié au Journal officiel du 31 octobre 2009. Son objet est notamment d’introduire dans le règlement n° 97-02 du 21 février 1997 relatif au contrôle interne des établissements de crédit et des entreprises d’investissement des dispositions relatives au dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. L’arrêté détermine les procédures que les entreprises assujetties doivent mettre en place. Elles doivent se doter « d’une organisation, d’une classification des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, de procédures internes et d’un système de contrôle de ce dispositif ». Elles doivent également veiller à ce que leur personnel ayant des activités exposées à des risques de blanchiment puissent faire preuve d’une vigilance adaptée à ces risques, se doter de dispositifs de suivi et d’analyse de leurs relations d’affaire, de moyens humains suffisants pour analyser les anomalies détectées et mettre en place des procédures de centralisation de l’analyse des anomalies détectées.La classification des risques de blanchiment doit répondre à certains critères tels que par exemple la couverture de toutes les activités susceptibles d’exposer l’entreprise à des risques dans le domaine de la lutte contre le blanchiment, la prise en compte des informations et déclarations diffusées par l’instance international de concertation et de coordination en matière de lutte contre le blanchiment ou des information reçues par le TRACFIN. Les entreprises assujetties doivent mettre en place des procédures relatives aux obligations de vigilence en tenant compte des risques identifiés. Ces procédures prévoient les informations à recueillir et à conserver ainsi que les modalités d’échanges d’informations concernant l’existence e le contenu des déclarations à effectuer. Elles définissent également les conditions de conservation des documents et informations concernés par la procédure afin d’en assurer la confidentialité. Des dispositions spécifiques sont prévues quand l’entreprise assujettie appartient à un groupe.
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Enquête de KPMG sur les politiques de réduction de coûts

Suite à la demande de KPMG, CFO Europe Research Services a réalisé une enquête concernant la politique de réduction des coûts menées au sein des entreprises (KPMG, "Les politiques de réduction de coûts devraient porter leurs fruits d’ici un an", 19 octobre 2009, http://www.kpmg.fr/fr). L’enquête a été menée auprès de 600 directeurs administratifs et financiers (DAF), directeurs au sein des départements de finance et dirigeants d’entreprises du monde entier. Les politiques de réduction des coûts ont été généralisées pour des effets immédiats. Le principal constat qui ressort de l’enquête est que ces politiques devraient porter leurs fruits d’ici un an (90,3 % des personnes interrogées). Les dirigeants interrogés estiment en grande partie que les politiques de réduction des coûts ont été mises en place pour assurer la survie de l’entreprise et non pour des raisons purement stratégiques (40,2 %). Néanmoins, ils déclarent également que les économies ainsi réalisées bénéficieront aux consommateurs, ce qui donnera à l’entreprise un avantage compétitif sur le long terme (62,2 %). Des mesures de restriction des coûts ont été mises en place à tous les niveaux de l’entreprise. Pour identifier les opportunités d’optimisation des coûts, les dirigeants repèrent les « best practices » qui existent au sein de l’entreprise, formulent des hypothèses ou appliquent des réductions de coûts standards. L’amélioration de l’efficacité des processus, les restructurations organisationnelles et la suppression des produits ou services non rentable. Les conséquences en sont notamment :
- un meilleur contrôle des crédits et une renégociation des conditions de financement dans les directions financières ;
- le gel temporaire des embauches, la réduction des effectifs et des dépenses des employés en matière de ressources humaines ;
- des initiatives d’ordre fiscal : amélioration des prix de transfert, refonte des procédures et contrôles fiscaux pour gagner en efficacité, amélioration de la gestion de la TVA.
Rappelons que la gestion des coûts devient aujourd’hui une composante réelle de la stratégie de
l’entreprise.
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Le H3C estime impossible l’inspection des cabinets français par le PCAOB

La loi Sarbanes-Oxley a conduit le PCAOB (Public Company Accounting Oversight Board), l’organisme américain chargé de surveiller les auditeurs de sociétés cotées, à mettre en place un programme d’inspection des cabinets d’audit étrangers inscrits auprès de lui. Bien qu’en France, ce programme d’inspection est prévu pour l’automne 2009, le PCAOB a envoyé à des cabinets français une demande d’inspection et de communication de pièces.
Le H3C (Haut Conseil du commissariat aux comptes), dans un communiqué du 16 octobre 2009, rappelle qu’à ce jour, les conditions ne sont pas remplies pour autoriser une telle communication de documents, ou une inspection par le régulateur américain. En effet, la Directive 2006/43/CE du 17 mai 2006 relative au contrôle légal des comptes prévoit la coopération avec les autorités compétentes des pays tiers. Un accord bilatéral doit ainsi être conclu entre les deux parties. Cet accord doit garantir la réciprocité, la confidentialité des données échangées et leur utilisation exclusive aux fins d’exercice de la supervision publique.De plus, la conclusion d’un tel accord suppose l’adoption, par la Commission européenne, d’une décision d’adéquation du système de supervision de l’Etat requérant, fondée sur l’évaluation des critères visés à l’article 36, au nombre desquels figure principalement le respect par l’organisme compétent des règles du secret professionnel. Le H3C estime donc, qu’en l’absence, de décision d’adéquation de la Commission européenne et d’une convention conclue entre lui et le PCAOB, toute communication de documents, même par l’intermédiaire du Haut Conseil, est impossible ainsi que toute inspection, fût-elle conjointe avec ce dernier.
Pour en savoir plus, H3C, Communiqué « Relations avec le PCAOB : échange d’informations et inspection des cabinets français », 16 octobre 2009, http://www.h3c.org/.
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Rapport sur les normes comptables et la crise financière

Le rapport « Normes comptables et crise financière - Propositions pour une réforme du système de régulation comptable » a été remis fin octobre au Ministre français de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi. Ce rapport, rédigé par Pascal Morand, directeur de l’ESCP-Europe et Didier Marteau, présente une réflexion sur les fondements des normes comptables IFRS et s’intéresse aux évolutions actuellement débattues au sein de l’IASB s’agissant de la valorisation des instruments financiers. Concernant le principe de la « fair value », le rapport souligne que : « l’assimilation de la « fair value » au prix de marché n’est acceptable que sous deux conditions restrictives : les actifs valorisés sont des actifs de trading et le marché est liquide. Il est économiquement faux d’appliquer un prix issu d’un faible volume de transactions à tout le stock d’actifs en portefeuille. Il est de plus absurde d’appliquer un prix de marché à la valorisation d’un actif que vous avez l’intention de porter jusqu’à l’échéance ». De plus, le rapport fait une analyse de l’impact de ces normes sur la volatilité des comptes qui peut se transmettre à l’ensemble de l’économie. Il propose une réflexion sur le périmètre d’intervention des auditeurs et commissaires aux comptes chargés de valider les valorisations appliquées par les banques pendant la crise sur leurs portefeuilles devenus illiquides et souligne que le développement du marché de gré à gré des produits structurés met en lumière la question du périmètre de responsabilité du commissaire aux comptes. Le rapport examine enfin les questions de gouvernance de la normalisation comptable et conclut que les représentants d’intérêt général (comme les autorités de supervision) sont insuffisamment représentés au sein de la gouvernance de l’IASB (International Accounting Standards Board). Selon Didier Marteau « il est absolument anormal que l’intérêt public soit absent du processus de normalisation comptable », estimant que la gouvernance de l’IASB doit être réformée.
Pour en savoir plus : "Normes comptables et crise financière - Propositions pour une réforme du système de régulation comptable", 23 octobre 2009, http://www.economie.gouv.fr/.
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mardi, novembre 10, 2009

La RSE tient le haut de l'affiche !

Voici (encore) une étude consacrée à la RSE publiée par Alternatives économiques autour 'un hors-série : La responsabilité sociale des entreprises françaises (poche n°41).
En 128 pages, ce hors-série poche passe au crible les pratiques des entreprises du CAC 40 en matière de responsabilité sociale : rapports sociaux et environnementaux, présence dans les paradis fiscaux, rémunération des dirigeants, place des femmes dans les instances de direction, publicité...Il décrypte également les principaux enjeux sociaux et environnementaux des secteurs d'activité les plus importants : l'automobile et la voiture propre, les énergies renouvelables, la grande distribution et ses fournisseurs, les banques et leur politique de financement, le bâtiment et les économies d'énergie...Avec les points de vue des meilleurs spécialistes.
Pour avoir plus d'informations, cliquez ici.

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Mélanges publiés

Ancien étudiant formé à l'Université de Nancy 2, je pense que Stéphane ne me tiendra pas rigueur de sortir quelque peu du cadre du blogue pour signaler la parution de deux mélanges en l'honneur des professeurs Bernard GROSS et Gilles GOUBEAUX (enseignants que j'ai eu la chance d'avoir au cours de mon parcours universitaire).
  • Des contrats civils et commerciaux aux contrats de consommation Mélanges en l'honneur du Doyen Bernard Gross (ici) ;
  • Mélanges en l'honneur du Professeur Gilles Goubeaux (ici).

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Qu'est-ce qui fait la force des normes en droit ?

Belle acquisition que je viens de faire : La Force Normative, Naissance d'un Concept. Si je n'ai pas la prétention de vous affirmer que j'ai terminé la lecture de cet ouvrage (près de 1 000 pages), je tiens à souligner la très grande qualité des études sur cette question qui anime les juristes depuis bien longtemps : Qu'est-ce qui fait la force des normes en droit ? A propos de cette question, j'ai une pensée particulière pour M. Ejan MacKaay (professeur retraité de la faculté de droit de l'UDeM, qui m'a accuilli lors de mon stage post-doctoral et qui m'a donné ce goût de creuser "toujours plus") qui doit déjà avoir ce livre dans sa bibliothèque ...
Est-ce toujours la sanction, la contrainte, leur caractère obligatoire ? Comment expliquer alors l'indéniable force des normes qui en sont pourtant dépourvues, la force des articles premiers de lois, des directives non transposées, des recommandations d'autorités de régulation, des lignes directrices, des directives administratives, d'avant-projets de réforme du droit des obligations, de rapports, comme le rapport Dintilhac, et autres instruments déclaratoires ? Et parmi les normes obligatoires et sanctionnées, est-il possible de discerner divers degrés, voire diverses natures de force, sans plus confondre force obligatoire et force contraignante ? Peut-on concevoir la force des normes en droit en un spectre qui exprime ses multiples couleurs et variations, de l'impératif à l'incitatif, de l'obligatoire à l'inspiratoire ? C'est à ces questions essentielles pour le juriste, qu'il soit universitaire ou praticien, que ce livre apporte le kaléidoscope des réponses de cinquante-sept chercheurs, de toutes spécialités et sensibilités. De cette recherche, à la fois solitaire et solidaire, autour d'un sujet qui intéresse tous les juristes et n'a pourtant jamais été exploré en tant que tel, il ressort un concept de force normative aussi central que celui de "source du droit". Un concept qui fournit un véritable outil de diagnostic de la force des normes juridiques et s'inscrit dans une théorie ouverte du droit, en reflet de la complexité du droit contemporain et de ses interactions avec la réalité sociale. Un concept qui témoigne qu'il n'est de droit que vivant et en mouvement.

Pour en savoir plus sur cet ouvrage, cliquez ici.

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RSE et actualité juridique

Au titre des parutions qui attireront votre curiosité, le Journal des sociétés (n°69, octobre 2009) propose un dossier très intéressant sur la responsabilité sociétale des entreprise (ici).

La RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise) a fait son apparition progressive en droit du travail et en droit des sociétés. Son concept, ses principes, ses impératifs sont devenus ou sont en passe de devenir des évidences dans d’autres branches du droit. Elle s’installe durablement dans le paysage du droit du travail, comptable, financier, fiscal et progressivement dans celui des procédures collectives. Elle innerve ces matières non sans heurts, non sans bouleversements mais en les enrichissant. Le droit des affaires du XXIème siècle ne peut l’ignorer : elle est désormais incontournable.

En parcourant cette revue, vous découvrirez l'opinion d'auteurs européens bien au fait de ces thématiques que sont par exemple Mme Catherine MALECKI, Mme Blandine ROLLAND, Mme Marie-Pierre BLIN-FRANCHOMME ou encore Mme Isabelle DESBARATS.

Un numéro que je ne peux que vous conseillez. A consommer sans modération ...

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Publication d'un (autre) membre de la Chaire

Bonjour à toutes et à tous, je vous signale la parution d'un article dans La Lettre de l'AFGE n°22 de septembre 2009 rédigé de ma plume (p.15-17). Il s'agit d'une analyse de la position récemment adoptée par la FEE et Eurosif en faveur d'une amélioration de la divulgation financière : Pour une amélioration de la divulgation de l'information financière : Appel conjoint de la fédération des experts comptables européens et de Eurosif "drive change in corporate behaviour".
Cet article du blogue est aussi l'occasion de souligner la parution de la nouvelle Lettre de l'AFGE (consultable ici), synthèse toujours riche d'informations dans le thème de la gouvernance des entreprises.
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lundi, novembre 09, 2009

La gouvernance dans les sociétés anonymes: les Actes du colloque du CREDA

Les Actes du colloque du CREDA tenu en mai dernier sur le thème La gouvernance dans les sociétés anonymes: un bouclier pour les dirigeants? sont maintenant en ligne.

Publiés à la Revue LAMY Droit des affaires, suppl. au n° 41 août/septembre 2009, ils sont généreusement mis à la disposition des internautes gratuitement ici sur le site du CREDA.

Conférence: fraude fiscale vs libertés individuelles

Nos collègues, les professeurs Nabil Antaki, Diane Bruneau et Vincent Gautrais organisent un colloque intitulé Prévention de la fraude fiscale versus protection des libertés individuelles. Le colloque est organisé en collaboration avec Me Daniel Lacelle (Gowling Lafleur Henderson) et le Doyen Christian Louit (Université Paul-Cézanne). Le colloque aura lieu le jeudi 19 novembre 2009 à 14h au Centre des archives de Montréal.

Voici le synopsis de ce colloque des plus prometteurs:
Les autorités fiscales au Canada, aux Etats-Unis et en Europe ont entrepris des démarches de plus en plus pressantes pour obtenir de tiers, banques locales et étrangères, institutions financières et marchés à distances comme eBay, des informations de nature à démasquer la fraude fiscale.

Il est dʼintérêt public que les autorités fiscales fassent respecter les lois, découragent et démasquent les fraudeurs. Lʼexercice doit toutefois être mesuré et se dérouler de manière à respecter les libertés garanties par les Chartes des droits de la personne et les exigences de confidentialité des transactions commerciales légitimes. La Conférence-débat sera interactive et aura pour objectif de réfléchir sur les différentes ramifications de cette problématique complexe.
Pour inscription voir ici.

dimanche, novembre 08, 2009

Chiffres et transparence : l'avenir

M. Didier Kling met en lumière, dans son "Mot de la semaine" publié à la Semaine juridique ("Transparence !", J.C.P., éd. G, 26 octobre 2009, p.53), l'importance fondamentale de faire ressortir si les sommes allouées aux dirigeants d'entreprises (sous la forme de rémunération) sont en rapport avec l'enrichissement des actionnaires. Pour cela, l'auteur insiste sur le maître-mot qu'est la transparence et ce, en lieu et place de la multiplication des normes qui ne conduit qu'à des résultats peu satisfaisants.

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Lecture : le droit et les groupes d'intérêt

Dans la revue juridique française Semaine juridique, le professeur Mustapha MEKKI livre une analyse de l'influence normative des groupes d'intérêt en France dans la construction du droit. A toutes celles et tous ceux que cette problématique interroge, je vous conseille vivement cet article qui met en lumière les insuffisances françaises en la matière et qui propose deux pistes de réforme.

M. Mekki, "L'influence normative des groupes d'intérêt : force vive ou force subversive", J.C.P., éd. G, 19 et 26 octobre 2009.

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samedi, novembre 07, 2009

Critiques autour des droits de la défense devant l'AMF France

Les échos.fr, 23 octobre 2009 - Bel article deM. Jean-Philippe Feldmann consacré aux droits de la défense devant le gendarme boursier français (AMF) - AMF : préservons mieux les droits de la défense ! - et ce, d'autant qu'il va s'inscrire dans une actualité riche.

Comme toute juridiction ou institution ayant le pouvoir d'infliger des sanctions, l'Autorité des marchés financiers (AMF) se doit de respecter les droits de la défense garantis par les textes internes et internationaux. Elle le doit d'autant plus que son pouvoir de sanction est lourd, qu'il s'agisse de l'exercice des activités professionnelles concernées ou des sanctions pécuniaires, jusqu'à dix millions d'euros ou ­jusqu'au décuple du montant des profits éventuellement réalisés. L'actualité - l'AMF doit se prononcer sur plusieurs dossiers médiatiques prochainement - incite à se demander si sa procédure respecte effectivement les droits de la défense.
En première approximation, la réponse semble positive. Que de progrès réalisés par rapport à la Commission des opérations de Bourse (COB), l'une de ses devancières ! Entre autres, une loi de 2003 a opéré une division des fonctions au cours de la procédure de sanction qui a permis de juguler les polé­miques qui avaient émaillé certains dossiers devant la COB et de respecter sur ce point les exigences posées par la Cour européenne des droits de l'homme ; une loi de 2007 a introduit une procédure de récusation devant la Commission des sanctions qui a mis fin aux soupçons de conflits d'intérêt de la part de certains de ses ­membres. La procédure suivie devant l'AMF est-elle pour autant impeccable ? Il est permis d'en douter, au regard tant des règles françaises qu'européennes. Lire la suite ici.

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Des comités qui soulèvent des questions

Les échos.fr, 5 novembre 2009 - La transposition il y a un an de la huitième directive européenne sur le contrôle légal des comptes a offert aux comités d'audit une existence juridique. Mais le rôle et la composition de cette instance méritent encore d'être clarifiés ... lire la suite ici.

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Nouvelle publication

Mes collègues de l'Université d'Aix m'annonce la parution d'un ouvrage collectif (en collaboration avec le Centre de Droit Comparé de Droit Européen et de législation étrangères de la Faculté de Droit de Lausanne et l'Institut Suisse de Droit Comparé de Lausanne) qui ne va pas vous laisser indifférent : "Regards comparatistes sur le phénomène contractuel".

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XXXème journée de l'AES

L'association de l'économie sociale organise les XXXème journées de l'Association d'Economie Sociale.
Le CIRTES (Centre Interdisciplinaire de Recherches Travail, Etat et Société) de l'Université catholique de Louvain (Belgique) a le plaisir d'accueillir ces journées, le 9 et 10 septembre 2010, autour du thème fédérateur : "Transformations et innovations économiques et sociales en Europe : quelles sorties de crise ? Regards interdisciplinaires".
Pour en savoir plus, cliquez ici.
A noter que l'appel àcommunication a été étendu jusqu'au 15 novembre 2009.
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Banques : publication au Journal officiel de l'arrêté sur les bonus

Les échos.fr, 5 novembre 2009 - L'arrêté encadrant les rémunérations des opérateurs de marché des banques, les fameux bonus, a été publié jeudi au Journal officiel, et reprend les engagements déjà pris publiquement, à la veille du G20 Finances de Saint-Andrews (Grande-Bretagne).
Le texte évoque les principes de versement différé des bonus, avec une partie en actions, ainsi que la possibilité de ne pas verser les montants différés en cas de pertes de l'activité considérée (aussi appelé "malus"). En revanche, il ne mentionne aucun objectif chiffré. L'entourage du Ministre de l'économie a indiqué à l'AFP que celle-ci annoncerait jeudi, lors d'une conférence de presse, "les règles qui viennent compléter cet arrêté pour achever la mise en oeuvre des règles du G20 sur l'encadrement des bonus".
Conformément à l'engagement pris dès février par les banques françaises, l'arrêté leur demande de "veiller" à ne pas verser de bonus garanti d'une durée supérieure à un an. Quant à la limitation des bonus, idée avancée fin août par le président, le texte reprend la formule exacte du G20 de Pittsburgh. "La Commission bancaire (autorité de régulation des banques, ndlr) examine si le montant total des rémunérations variables des entreprises assujetties exprimé en pourcentage du produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires, ndlr) est cohérent avec le maintien d'un niveau de fonds propres". L'arrêté introduit par ailleurs une obligation de transparence, avec une liste détaillée des éléments que les banques doivent communiquer à la Commission bancaire, et qu'elles doivent publier une fois par an.
Pour accéder au texte, cliquez ici.
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L'OICV consulte sur le private equity

L'Organisation internationale des commissions de valeurs, qui rassemble les régulateurs boursiers, a lancé une consultation visant à réduire les conflits d'intérêts dans les firmes de « private equity » qui est ouverte jusqu'au 1er février 2010.

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L'AMF France s'intéresse à certains comités

L'Autorité française des marchés financiers (AMF) vient de constituer un groupe de travail d'une trentaine de personnes pour formuler des recommandations sur les comités d'audit et la gestion des risques. A suivre donc ...

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Les valeurs moyennes se mettent à l'ISR

Les échos.fr, 2 novembre 2009 - Le bureau d'analyse IdMidCaps et l'agence de notation EthiFinance viennent de lancer Gaia, une base de données sur les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance des petites et moyennes valeurs, et un indice boursier ... lire la suite ici.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Appel à communication en économie sociale

Voici un appel àcommunication susceptible d'intéresser les lectrices et les lecteurs de ce blogue :

23e colloque de l’ADDES - 9 novembre 2010
Economie sociale : les frontières se sont-elles déplacées ?

Dans le cadre de la compréhension de ces évolutions complexes, l’objectif du colloque sera de s’interroger sans a priori sur les frontières de l’économie sociale pour essayer de comprendre ce qui se passe au sein même ou à proximité de l’économie sociale. Plusieurs niveaux de questionnement (théorique, méthodologique) s’appuyant sur des analyses monographiques ou sur des réflexions conceptuelles peuvent être distingués, au sein de divers champs scientifiques :
- Du côté des sciences de gestion et du management, il sera utile de comprendre les dynamiques à l’oeuvre qui conduisent à étendre le champ d’application du modèle entrepreneurial associatif, coopératif ou mutualiste ou au contraire, qui amènent à sortir de ces cadres pour rejoindre des formes d’entreprises plus conventionnelles ; les raisons de ces choix tiennent-elles à des difficultés techniques ou à la pression de contraintes extérieures, ou à des orientations stratégiques délibérément infléchies et à une mise à distance de certaines valeurs ? Dans quelle mesure le changement de taille et d’échelle des entreprises engagées dans ces dynamiques est-il susceptible de modifier les modes spécifiques de gouvernance des coopératives, des mutuelles ou des associations ?
- Du côté de l’analyse juridique, l’examen comparé des choix statutaires envisageables, l’observation précise des relations établies entre entreprise-mère et filiales, l’analyse de la nature et des formes prises par certains regroupements coopératifs pourraient éclairer à la fois les mobiles qui ont présidé à ces décisions et le sens dans lequel « l’isomorphisme institutionnel » s'exprime et pourrait à terme prendre d'autres significations.
- Du côté de l’analyse statistique, il conviendrait de préciser ce que l’on mesure vraiment quand on sort du cadre institutionnel défini stricto sensu, notamment pour intégrer les emplois dérivés dépendant plus ou moins des entreprises de l’économie sociale. Il serait nécessaire aussi de s’interroger sur les raisons d’intégrer ou non les entreprises qui restent à la marge de l’économie sociale. Une meilleure connaissance de la population des sociétaires serait également appréciée.
- Du côté de l’analyse économique, il serait pertinent de mettre en relation l’impact réel de la présence des entreprises de l’économie sociale sur les fonctionnements des marchés avec les mesures du poids relatif qu’elles représentent effectivement. Il faudrait aussi explorer la nature exacte des fonctions remplies par les nouvelles entreprises « sociales » dans le cadre d’un système économique qui reste largement dominé par des sociétés de capitaux.
- Ces champs scientifiques ne sont pas exclusifs ; des contributions relevant de l’histoire, de la géographie, de la sociologie ou de la science politique seront également les bienvenues, pour tenter de mieux appréhender la question des frontières.

Rendez-vous sur le site de l'ADDES.

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A suivre aux Etats-Unis

Les échos.fr, 4 novembre 2009 - La Cour suprême américaine sera amenée à se prononcer prochainement sur le niveau approprié des frais de gestion des fonds. Sa décision, capitale pour le secteur des fonds mutuels, n'est pas attendue avant plusieurs mois.

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Gouvernance des sociétés cotées : l'étude annuelle Ernst & Young Proxy

Les échos.fr, octobre 2009 - Près d'une grande valeur française sur quatre accuse un retard dans l'application des règles de bonne gouvernance en 2009, selon l'étude annuelle d'Ernst & Young Proxy. Légèrement mieux qu'en 2008.
  • Panorama des pratiques de gouvernance des sociétés cotées françaises (ici).
  • Panorama des pratiques de gouvernance des Bigcaps françaises (ici).
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Quelle rémunération pour les dirigeants des grandes entreprises ?

Membre de l'IFA, j'ai le plaisir de vous communiquer cette information sur la tenue d'un colloque prochainement à Paris.
L'IFA s'associe à l'ACADI (Association de cadres dirigeants pour le progrèssocial et économique) pour l'organisation d'une conférence débat le 25 novembre 2009, de 18 à 20 heures sur le thème : Quelle rémunération pour les dirigeants des grandes entreprises ? avec les participations confirmées de Bertrand COLLOMB (Président d'honneur de Lafarge - Ancien président de l'AFEP), Daniel LEBEGUE (Président de l'IFA), Pierre DESCHAMPS (Ancien Président du Conseil de Surveillance d'Unilog, Président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens), Daniel TOURNIER (Directeur général Egon Zehnder France), Jean-Paul BOUCHET (Secrétaire général CFDT Cadres), Pierre-Henri LEROY (Président de Proxinvest).
Les débats seront animés par Jean-Marc VITTORI, Editorialiste aux Echos.
Cette manifestation se déroulera à l'Ecole Normale Supérieure 45 rue d'Ulm - 75005 (Paris).
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"European Priorities" Workshop

Le Centre d'Analyse Stratégique m'informe de la tenue de la manifestation suivante :

Atelier « Priorités européennes »
"European Priorities" Workshop :
What strategies for 2010-2015 ? Challenges for the European Commission

Cette manifestation se déroulera le 24 novembre 2009. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Le Luxembourg principal bénéficiaire du futur passeport des sociétés de gestion

Les échos.fr, 2novembre 2009 - La création future d'un passeport européen pour les sociétés de gestion dans le cadre de « Ucits 4 » devrait favoriser en premier lieu le Luxembourg pour 43 % des 52 gestionnaires interrogés par RBC Dexia et KPMG dans leur étude. Dublin vient en seconde place avec 18 % des réponses ... lire la suite ici.

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Gestion alternative : le modèle français est-il exportable ?

Les échos.fr, 22 octobre 2009 - La faillite de Lehman Brothers a des conséquences inattendues en France. Elle a conduit la cour d'appel de Paris à rendre, le 8 avril dernier, une décision controversée en matière de gestion alternative. Plus précisément sur l'étendue des obligations d'un dépositaire en cas de défaillance d'un sous-dépositaire ou d'un « prime broker » (prestataire de services d'investissement). L'affaire opposait l'Autorité des marchés financiers (AMF) à deux banques françaises. Le gendarme de la Bourse avait enjoint - en vain - à ces dernières de restituer à trois OPCVM de gestion alternative, dont elles étaient dépositaires, les titres dont la conservation avait été déléguée à une filiale en Europe de Lehman Brothers. La cour d'appel de Paris a rejeté les arguments avancés par les banques pour se soustraire à une obligation très coûteuse de restitution d'actifs gelés dans l'attente du difficile règlement de la faillite Lehman Brothers. Elle a ainsi confirmé l'existence d'une obligation de résultat très protectrice pour les épargnants et d'une grande portée pour le métier de dépositaire.
Certains auteurs ont vu dans cette solution une menace pour l'exercice compétitif de cette activité en France. Par là même, ils ont critiqué les juges pour leur manque de réalisme économique.

I - Responsabilité du dépositaire
Il est bien sûr peu surprenant que les professionnels des métiers du titre insistent sur la lourde responsabilité que fait peser sur eux la jurisprudence. Il est tout aussi logique qu'ils posent la question de son financement, qui n'était, jusqu'à présent, que très partiellement pris en compte dans la tarification de leurs services.
Faut-il pour autant en conclure que les clients français refuseront de financer une telle garantie, dès lors qu'elle conduira à un alourdissement du coût du dépositaire en France par rapport à la moyenne européenne ? Rien n'est moins sûr, cela pour au moins deux raisons. Tout d'abord, la responsabilité du dépositaire a toujours été importante. Elle constitue, en droit français comme sur le plan communautaire, la pierre d'angle de la protection du client dans la gestion pour compte de tiers. En effet, elle porte à la fois sur la tenue de compte conservation des actifs sous gestion et sur le contrôle du respect par la société de gestion de ses obligations, tout particulièrement du règlement du fonds. Le risque d'une faute de gestion du gérant est sans doute très supérieur à celui d'une défaillance d'un « prime broker », le cas de Lehman Brothers devant, fort heureusement, rester exceptionnel.
La seconde raison est que le législateur français a déjà prévu la possibilité pour certains types de fonds (fonds dits « Aria » et fonds contractuels), réservés à des catégories d'épargnants mieux à même que d'autres d'assumer certains risques, d'aménager la répartition du risque entre eux-mêmes - c'est-à-dire les épargnants - et le dépositaire.
II - Lacunes du droit européen
La position de la cour d'appel pose surtout le problème du rôle du « prime broker » au regard des techniques de gestion alternative. Or, en ce domaine, précisément, les parties peuvent agir par contrat et déroger ainsi à une règle qui cesse pour eux d'être d'ordre public. Le droit français est donc, contrairement aux apparences, parfaitement adapté à l'exercice de la gestion alternative sur le territoire national. Mais une autre affaire met clairement en évidence les lacunes du droit communautaire en ce domaine. Il s'agit bien sûr du cas Madoff.

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Première manifestation de l'IFA Grand Ouest : quelle place pour les parties prenantes ?

Le premier atelier de l'année 2009/2010 se déroulera : le mardi 17 novembre de 8 h 30 à 14 h sur le thème Vers une gouvernance socialement responsable : quelle place pour les parties prenantes ?
Le déroulement de chaque matinée sera le suivant :
- Un exposé initial par un expert de la thématique,
- Des témoignages de Présidents, Administrateurs ou Experts,
- Des échanges sous forme d'ateliers.
La matinée se terminera par un repas convivial au sein de l'Ecole.
Vous pouvez vous inscrire directement sur le site de l'IFA en suivant lelien : http://www.ifa-asso.com/agenda_formations/agenda.php?formation_type_id=22.
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L'AMF ne veut entendre parler que des risques significatifs

REGinfo, 29 octobre 2009 - À l’heure actuelle, les règles de présentation des risques dans le Document de référence sont éparpillées entre le Code de commerce, le Règlement européen du 29 avril 2004, une recommandation de CESR et les normes IFRS. Autant dire qu’il peut être difficile de s’y retrouver dans ce maquis réglementaire. Or, en ces temps troublés, le sujet est particulièrement sensible. La recommandation de l’AMF sur les facteurs de risques vient de paraître. Elle détaille la présentation qui doit être faite des risques et a vocation à remplacer l’interprétation n°2 du Guide d’élaboration des Documents de référence datée du 30 janvier 2006. Un éclairage utile, tant sur les obligations réglementaires que sur les attentes du régulateur.Avant de détailler chaque risque, l’AMF commence par rappeler les principes généraux qui doivent guider la présentation de l’information relative aux facteurs de risques.

Quatre principes de présentation de l’information relative aux risques :


1. Être clair et précis. Ce rappel vise à éviter les communications purement formelles et standardisées qui ne renseignent pas le lecteur en raison de leur généralité ;
2. « Les sujets non significatifs n’ont pas à être mentionnés, et encore moins détaillés » ;
3. L’impact des risques sur les résultats et le patrimoine de la société doit être quantifié ;
4. Les renvois sont admis, à la double condition d’effectuer une présentation synthétique du risque considéré dans la partie dédiée aux risques, et de procéder à des renvois clairs permettant au lecteur de s’y retrouver facilement.Ces principes étant posés, l’AMF attire cette année l’attention sur deux types de risques particuliers.

Les risques juridiques: la nouvelle recommandation de l’AMF est plus détaillée que la précédente. On distingue plusieurs catégories de risques juridiques, ceux liés à l’activité, les risques avérés liés au non-respect d’engagements contractuels et les litiges significatifs. Sur ce dernier point, l’AMF rappelle les exigences du règlement européen au titre des procédures judiciaires et arbitrages :
- Indiquer sur les 12 derniers mois toute procédure gouvernementale, judiciaire ou d’arbitrage qui pourrait avoir ou a eu des effets significatifs sur la situation financière ou la rentabilité de l’émetteur ;
- Ajouter une mention type portant engagement qu’il n’existe pas d’autre procédure que celles évoquées.



Pour lire la suite, cliquez ici.



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La gouvernance fait des vagues à l'Ouest

Belle initiative de l'IFA Grand Ouest et de l'Ecole de commerce de Nantes (Audencia). Ceux-ci organisent les matinées de la Gouvernance et consacrent les trois séances annuelles à la thématique du sens de la Gouvernance.

Les trois thèmes développés seront :
1. La RSE et les parties prenantes
2. Le sens caché des états financiers
3. La dynamique du Conseil d’Administration
Pour avoir de plus amples renseignements, vous pouvez contacter l'IFA Grand Ouest (02 51 83 86 97, grandouest@ifa-asso.com) ou Audencia Nantes (Mme Alexandra Laugé, 02 40 37 46 39, alauge@audencia.com).

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lundi, octobre 26, 2009

Rémunération des dirigeants: les banquiers canadiens proposent l'autoréglementation

Dans la foulée des réformes américaines visant la rémunération des dirigeants, en particulier ceux des institutions financières, les grandes banques canadiennes envisagent mettre en place volontairement un mécanisme de Say on Pay, selon le Report on Business d'aujourd'hui dans Banks Go for Uniformity with Say-on-Pay Votes.

Est-ce que ce régime, tout comme les réformes américaines, limiteront de manière effective la rémunération des dirigeants? Pour un regard critique, il faut lire le texte du Pr Jonathan Macey dans le Wall Street Journal de samedi. Le titre est évocateur Washington's Plan May Result in Even Higher Executive Pay

samedi, octobre 24, 2009

Responsabilité sociétale, consultation publique sur la norme ISO 26000

Le futur texte de cette norme est mis à disposition de tous pour consultation publique sur le site d'AFNOR. Jusqu'au 14 décembre, entreprises, pouvoirs publics, syndicats, associations, consommateurs... peuvent faire part de leurs commentaires qui seront examinés par les experts de la commission de normalisation d'AFNOR. Les commentaires retenus seront défendus au sein de la commission internationale de l'ISO (organisme international de normalisation).
AFNOR place le consensus au coeur des travaux de normalisation en rassemblant le plus grand nombre d'acteurs au sein d'une commission nationale, afin que les intérêts de chacun soient représentés. L'enquête publique est une suite logique à ce travail de consensus. En mettant à disposition un projet de norme, AFNOR souhaite que tout acteur s'exprime sur un texte qui peut changer la donne d'un marché. Aujourd'hui, cette enquête est ouverte pour une norme internationale: l'ISO 26000.
La norme ISO 26000 a pour objectif de définir et de clarifier le concept de responsabilité sociétale et de le rendre applicable à tout type d'organisation (entreprises, collectivités territoriales, syndicats, associations....). Elle repose sur 2 fondamentaux qui sont d'une part, la volonté de l'organisation d'assumer la responsabilité des impacts de ses activités et de ses décisions sur l'environnement et la société et, d'autre part, d'en rendre compte. Elle aborde 7 questions centrales :
- La gouvernance des organisations
- Les Droits de l'Homme
- Les conditions et relations de travail
- L'environnement
- Les bonnes pratiques des affaires - y compris la lutte contre la corruption
- Les questions relatives aux consommateurs
- L'engagement sociétal

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6ème Entretien de l'AMF France : une date à retenir

De source "confidentielle", je vous informe que L'Autorité des marchés financiers française organisera la 6e édition de ses Entretiens le mercredi 16 décembre 2009 au Palais Brongniart (Place de la Bourse, 75002 Paris).

Le programme et les informations pratiques de cette journée seront dévoilés dès lors que je les auraient reçus.

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Guide de bonnes pratiques pour la commercialisation des emprunts obligataires

AMF France, 15 octobre 2009 - L’AMF France a élaboré un guide de bonnes pratiques qui a vocation à préciser l’information minimale que l’Autorité recommande d’inclure dans toute communication à caractère promotionnel et dans le dialogue entre le prestataire de services d’investissement (PSI) et l’investisseur non professionnel potentiel. Comme le précise l'autorité boursière française, ce guide ne préjuge en rien des éléments d’information complémentaires qu’il serait par ailleurs nécessaire de faire mentionner par l’émetteur ou les PSI au regard des caractéristiques particulières de l’emprunt ou de l’émetteur.

Accéder à ce document ici.

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Lettre régulation et gestion d'actifs

AMF France, 19 octobre 2009 - L'Autorité des marchés financiers publie sa Lettre régulation et gestion d'actifs n°11 - 3ème trimestre 2009 (ici).

Bonne lecture et à la prochaine ...

Résultats de la consultation 2009 sur la révision des directives comptables

Commission européenne, 21 octobre 2009 - Bonjour à tous et à toutes, la Commission vient de rendre public les résultats de sa consultation sur la révision des directives en matière de comptabilité (ici).

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AIG verse 12,1 millions de bonus et primes de départs en retraite à ses dirigeants

Le Monde.fr, 24 octobre 2009 - Sauvé de la faillite grâce à plus de 170 milliards de dollars d'aides fédérales, l'assureur américain AIG, a versé vendredi 12,1 millions de dollars de primes à un groupe de ses dirigeants. Selon un document remis l'autorité des marchés financiers (SEC), AIG indique que son comité des rémunérations a "autorisé vendredi le versement" d'émoluments contractuels qui avaient été "volontairement" suspendus. Une annonce qui intervient au lendemain de la décision du "superviseur spécial" chargé des rémunérations des entreprises renflouées par l'Etat, Kenneth Feinberg, de limiter la rémunération des 25 cadres les mieux payés de sept entreprises ayant reçus d'importantes aides fédérales. Quatre dirigeants d'AIG ont reçu au total 4 millions de dollars, dont le directeur financier David Herzog (1 million de dollars) et l'un des directeurs de la branche dommages corporels et à la propriété, Kristian Moor (1,6 million).
Un groupe d'autres employés a par ailleurs reçu 8,1 millions de dollars, précise le document. AIG a également autorisé le règlement d'indemnités contractuelles de départ à la retraite à l'un des anciens dirigeants principaux de la branche assurance vie, Edmund Tse, "qui a pris sa retraite en 2009", indique le document sans en préciser le montant. Le Wall Street Journal a affirmé samedi qu'elles s'élevaient à 14,4 millions de dollars, citant une source proche du dossier.
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L'erreur française

Le Monde.fr, 23 octobre 2009 - Les députés français ont voté, vendredi 23 octobre, contre l'avis du gouvernement, une taxe de 10 % sur les bénéfices des banques, pour l'année 2010. Cet amendement au projet de budget 2010, présenté par le président de la commission des finances, a été adopté avec quarante-quatre voix contre quarante.
Tout devrait rentrer dans l'ordre prochainement.
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Le vote en ligne des actionnaires provoque des remous

L'Agefi, 22 octobre 2009 - Le site Directvote.fr a dû interrompre son activité. Mise en service début septembre par Proxinvest, la plate-forme a fait l’objet d’une demande de suspension de la part du groupe Pernod Ricard qui a saisi l’ AMF sur le sujet. Directvote a pourtant pour vocation de permettre aux actionnaires de voter plus facilement aux assemblées générales, un objectif partagé par tous les émetteurs.Pour accélérer les progrès à cet égard, Proxinvest a mis au point un site où l’actionnaire peut générer son formulaire de vote papier, ou même voter sous forme électronique quand une solution est mise en œuvre sous le contrôle de l’émetteur. Toutefois, Pernod Ricard a estimé que le résumé fourni par le site des résolutions prévues à son AG du 2 novembre était parfois inexact. En outre, ses conseils et son teneur de compte ont mis en doute la validité juridique du site.

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Nous l'avions dis : la BNP Paribas suspendu

L'Agefi, 23 octobre 2009 - Le régulateur financier japonais, la Financial Services Agency (FSA), a suspendu vendredi du 2 au 16 novembre les activités marchés, dérivés de matières premières de la filiale japonaise de BNP Paribas. Il lui est notamment reproché un manque de contrôles internes qui auraient pu arrêter les manipulations de cours de l'action de la compagnie de téléphonie mobile Softbank. La banque a annoncé dans la foulée le départ du patron de BNP Paribas Securities Japan, Yusuke Yamada, qui sera remplacé par Philippe Avril.

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Juste valeur : la France affûte ses arguments

L'Agefi, 23 octobre 2009 - Le ministère de l'Economie a publié vendredi le rapport commandé à Didier Marteau et Pascal Morand sur la réforme du système de régulation comptable. Les deux auteurs proposent notamment de faire du modèle économique de l'entreprise le premier critère d'établissement des normes, et de limiter la champ d'application de la juste valeur. L'IASB devrait en partie répondre à ces arguments début novembre en amendant son projet de réforme de l'IAS 39.

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Encore les rémunérations ...

Le Monde.fr, 23 octobre 2009 - Les autorités américaines ont imposé, jeudi 22 octobre, une série de limitations aux rémunérations dans le secteur bancaire et dans les grandes entreprises récemment sauvées de la faillite par l'Etat. L'offensive la plus lourde de conséquences vient de la Réserve fédérale (FED) qui a publié des recommandations en matière de rémunération des dirigeants des banques placées sous sa responsabilité, dans le but de décourager les prises de risque excessives. La FED supervise au total près de 6 000 établissements bancaires, tous statuts confondus.
La deuxième partie de l'offensive des autorités est venue du gouvernement fédéral, qui a décidé d'appliquer dès le mois prochain de fortes réductions des émoluments des dirigeants des sept entreprises les plus renflouées par l'Etat depuis 2008, voire nationalisées. Aux termes des "recommandations finales" rendues publiques par Kenneth Feinberg, le grand ordonnateur des rémunérations désigné par Barack Obama, elles vont devoir réduire de 50 % en moyenne la rémunération totale de leurs vingt-cinq dirigeants les mieux payés, à partir du mois de novembre. M. Feinberg a indiqué avoir entendu "l'indignation" des Américains à l'occasion du renflouage de ces sociétés et a précisé qu'"aucun bonus ne [serait] garanti" pour leurs salariés.

Pour plus dedétails, cliquez ici.

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BNP Paris dans le collimateur des autorités japonaises

L'Agefi, 19 octobre 2009 - BNP Paribas est dans le viseur des autorités nippones... mais sans certitude absolue. Vendredi, la Commission de surveillance des titres et des échanges (Securities and Exchange Surveillance Commission, SESC) a recommandé que l’établissement français soit sanctionné pour manquement à ses obligations d’information et manipulation de cours sur deux transactions différentes.L’affaire de manipulation de cours concernerait un échange de titres de l’opérateur de télécommunications Softbank.Dans le deuxième cas, la SESC estime que la filiale nippone de BNP Paribas a commis des erreurs et des omissions dans les informations qu’elle a transmises à l’Autorité (japonaise) des marchés financiers (FSA) lors d’une inspection de celle-ci en novembre dernier. A l’issue de cette enquête, la FSA avait demandé à la banque qu’elle renforce ses procédures de contrôle interne et fasse une distinction plus claire entre les fonctions de décision et celles de contrôle. La procédure avait été déclenchée suite à un accord financier passé en juin avec le promoteur immobilier Urban Corp., en faillite depuis le mois d’août 2008. Cet accord portait sur un échange de titres et d’obligations convertibles pour un montant de 30 milliards de yens (environ 220 millions d’euros).

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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8th European Corporate Governance Conference

L'ECGI m'informe que l'inscription est en cours pour la 8th European Corporate Governance Conference, which takes place in Stockholm on 2-3 December, close on 30 October. Vous trouverez des renseignements en vous rendant au lien suivant : http://www.iab.se/EisfluuClient/default.aspx?id=3785562.

Jetez un coup d'oeil au programme car je suis sûr que vous trouverez les thèmes pertinents.

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De nouveaux modèles decroissance en perspective ?

Un rapport du Centre d'analyse stratégique consacré à la crise et aux modifications du modèle économique vient d'être publié.

De nouveaux comportements émergent, plus respectueux de l’environnement, plus économes en ressources et plus technologiques, qui pourtant ne concernent pas encore l'ensemble de nos concitoyens. À quelles conditions les Français pourraient-ils se convertir massivement à une consommation responsable qui serait le gage d’un nouveau modèle de croissance ?
Les points clés de ce rapport qui bouscule les idées reçues :
1 - Trois crises en une.
2 - La crise diffère plus qu’elle n’interrompt la vague d’innovations.
3 - Les nouvelles interfaces industrie-services constituent un gisement potentiel de croissance.
4 - Le déclassement accéléré d’une économie industrielle polluante et sa réinvention lente.
5 - De nouveaux biens et services.
6 - La solvabilisation de la nouvelle économie.
7 - Le modèle d’ajustement dual de l’emploi et d’incitation au travail en question.
8 - Repenser l’ancrage territorial des activités et des hommes.

Pour consulter les rapport, cliquez surle lien suivant (ici).

A la prochaine et bonne lecture ...

La réforme des offres publiques discutées

Nos collègues de REGinfo viennent de publier un article dans leur blog attestant que la réforme des offres publiques agitent la place.

On se souvient que dans le prolongement de la réforme des franchissements de seuil, l’AMF avait lancé avant l’été une consultation de place sur la modification du régime des offres publiques. Elle vient de mettre en ligne les réponses à cette consultation.L’AMF précise avoir reçu 23 réponses réparties comme suit :

  • 10 cabinets d’avocats,
  • 4 associations d’émetteurs,
  • 2 associations de prestataires de services d’investissement,
  • 1 association des sociétés de gestion,
  • 1 association d’investisseurs,
  • 1 émetteur,
  • 1 gestionnaire de fond,
  • 1 entreprise d’investissement.
Lire la suite ici.
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