Dans son édition de samedi, le Report on Business fait état de la décision de deux membres du comité de vérification de Research in Motion de se récuser de l'enquête en cours relativement à l'antidatage des options (voir ici). Ces deux membres étaient également membres du comité de rémunération de RIM. Pourquoi est-ce intéressant? En raison des motifs invoqués par ces deux administrateurs que rapporte l'article du Report on Business:
Au-delà de l'indépendance même de ces administrateurs, ce qui préoccupe est leur objectivité dans le cadre de l'enquête et ce, tant dans les faits qu'en apparence. Cette préoccupation met en lumière une réalité du nouvel environnement de gouvernance. Les sociétés et les administrateurs ne peuvent se limiter au respect des règles de base. Il est nécessaire de tenir compte des attentes et de la perception du marché.
Or dans le cas de ces deux administrateurs, un élément additionnel préoccupait les observateurs, dont faisait également état l'article en question:
Selon ces observateurs, la rémunération des administrateurs en cause, de par sa nature et son importance, entachait leur indépendance. Il ne s'agit pas d'un nouveau motif de remise en cause de l'indépendance des administrateurs, mais il est certes intéressant de le voir exprimer si clairement dans la réalité.
"In light of the comprehensive nature of the Company's management-initiated, voluntary internal review of stock options, including the past and future role of the Compensation Committee of the Board of Directors in respect of stock option grants, the audit committee believes it is important that the internal review not only be objective in fact, but also be perceived by RIM's stakeholders as being objective,” RIM said. “These goals may be hindered if members of the Audit Committee who are also members of the Compensation Committee are involved in the deliberations relating to the internal review."
Au-delà de l'indépendance même de ces administrateurs, ce qui préoccupe est leur objectivité dans le cadre de l'enquête et ce, tant dans les faits qu'en apparence. Cette préoccupation met en lumière une réalité du nouvel environnement de gouvernance. Les sociétés et les administrateurs ne peuvent se limiter au respect des règles de base. Il est nécessaire de tenir compte des attentes et de la perception du marché.
Or dans le cas de ces deux administrateurs, un élément additionnel préoccupait les observateurs, dont faisait également état l'article en question:
Dimitri Lascaris, a lawyer representing the pension fund, said those directors should not be conducting the review because they have been major beneficiaries of the stock option program themselves. He said the union, which holds about $2-million worth of RIM shares, believes the board has a conflict of interest because of the "sheer amount of money" directors have earned from stock options.
Selon ces observateurs, la rémunération des administrateurs en cause, de par sa nature et son importance, entachait leur indépendance. Il ne s'agit pas d'un nouveau motif de remise en cause de l'indépendance des administrateurs, mais il est certes intéressant de le voir exprimer si clairement dans la réalité.
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