mercredi, mars 14, 2007

Analyse économique du droit et actionnariat salarié

Bonjour, je vous propose cet article d'un chercheur (Xavier HOLLANDTS) de l'Institut Français du Gouvernement des Entreprises intitulé « Réconcilier le capital financier et le capital humain par l'actionnariat salarié ? L'apport de la nouvelle théorie des droits de propriété ».

Dans cet écrit, l'auteur expose la théorie des droits de propriété (la version « classique » et la version plus moderne) et ses apports au regard de la situation de l'actionnariat salarié.
Après avoir constaté que la théorie classique des droits de propriété considère l'actionnariat salarié comme un affaiblissement de la structure des droits de propriété, la nouvelle théorie des droits de propriété (issue principalement de la pensée de Margareth BLAIR) fait une place essentielle au capital humain. En effet, si la vision classique de la firme voit dans celle-ci un noeud de contrats dans lequel les actionnaires demeurent propriétaires des biens (ils sont les seuls et uniques propriétaires de la firme) ; BLAIR y voit un noeud d'investissements spécifiques (le capital humain constitue un de ces investissements) dans lequel des droits de propriété appartiennent également aux salariés (sous la forme d'un pouvoir). De la vision moderne des droits de propriété, il ressort qu'il y a deux droits de propriété : un financier, détenu par les actionnaires et reconnu par les actions et un humain, détenu par les salariés et reconnu aussi par les actions. Finalement, « le capital financier [exprimé par la propriété des actions] sert (...) de support de droit au capital humain ».

A la prochaine ...

1 commentaire:

Reblochon Crew a dit...

Bonjour,

étant l'auteur de l'article que vous publiez sur ce site, je voudrais vous faire part d'une des conclusions de cet article: Margaret Blair reconnait dans ses travaux que la seule manière de rendre réel et réifier le capital humain .... est d'accorder des droits de propriété (actions) aux salariés alors que la conclusion logique de son raisonnement aurait été de reconnaitre la nécessité, du moins théorique, de la création de droits de propriété humains sur l'entreprise. En ce sens, la critique de Blair, théorique pour l'esssentiel, s'affaiblit par excès de pragmatisme.

Au plaisir de pouvoir échanger avec vous sur ce point,

Bravo pour votre travail et longue vie à votre blog !

Xavier Hollandts
Chercheur associé
IFGE/EM Lyon