Selon le Globe and Mail, le co-chef de la direction de Research in Motion (RIM), James Balsillie, a admis que la société a procédé à l'antidatage d'options, mais sans intention de frauder. Essentiellement, l'antidatage résulterait d'une mauvaise compréhension des règles comptables.
"So did we do backdating? Yeah, we did backdating,” Mr. Balsillie said in an interview. “Did we do it knowingly to line our pockets? No. Did we do it recklessly? No.”
Il n'y aura pas de congédiement de dirigeants de la société, seulement une certaine révision des postes de dirigeants:
RIM announced a series of board and executive changes Monday. Mr. Balsillie will remain co-CEO but will give up the title of chairman to an as-yet unnamed independent director, while chief financial officer Dennis Kavelman will leave his position to become chief operating officer. RIM also announced it has appointed two new independent directors and is searching for two others.
Les dirigeants ayant profité de l'antidatage se seraient engagés à rembourser les sommes obtenues ainsi.
Est-ce la fin de cette histoire chez RIM? On peut en douter. D'une part, les régulateurs profiteront sûrement de l'enquête réalisée pour enrichir leurs propres analyses de la conduite des dirigeants de RIM. D'autre part, nous ne pouvons présumer que les investisseurs se satisferont de ce mea culpa et de ces réformes. D'autant plus qu'aux États-Unis, les premiers recours pour antidatage commencent à mener à des décisions judiciaires, notamment au Delaware, où les tribunaux ont formulé des commentaires peu élogieux à l'égard de cette pratique. Ainsi, récemment, dans Ryan v. Gifford, la Cour de Chancellerie remarquait:
Backdating options qualifies as one of those « rare cases [in which] a transaction may be so egregious on its face that board approval cannot meet the test of business judgment, and a substantial likelihood of director liability therefore exists ».
Finalement, il sera nécessaire pour RIM de réviser ses états financiers conformément aux règles comptables américaines, ce qui pourrait entraîner un redressement de l'ordre de 250M$.
Pendant ce temps, difficile de conclure que cette nouvelle a acquiété les investisseurs si on se fie au cours du titre de RIM (voir ici).
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