vendredi, octobre 24, 2008

La confiance des investisseurs en perdition

Les échos.fr, 23 octobre 2008 - La confiance des investisseurs institutionnels s'est fortement dégradée depuis un mois. L'indice calculé par State Street est tombé à son plus bas historique.
Sans surprise, la crise financière a ébranlé profondément les convictions des investisseurs. La déroute de Lehman Brothers les a conduits à délaisser massivement les actions, jugées trop risquées, au profit de la plus grande sécurité offerte par les obligations d'Etat. Dans ces conditions, l'indice de confiance, calculé par State Street en collaboration avec l'université de Harvard, s'est littéralement effondré. Cet indicateur, qui évalue de manière quantitative l'appétence des investisseurs institutionnels - les fameux « zinzins » - pour le risque à partir de l'analyse de leurs achats et de leurs ventes, a décroché de 17,5 points en un mois pour tomber à 58,2 points, au plus bas depuis sa création.
Face aux difficultés du système financier et aux craintes de récession économique, la communauté des investisseurs a procédé à la réévaluation complète des risques encourus, procédant ainsi à la plus forte réallocation des portefeuilles jamais observée depuis près de quinze ans. Même pendant la crise asiatique de 1997 ou lors de la débâcle du fonds LTCM provoquée par la crise russe de 1998, les sorties des marchés d'actions n'avaient pas atteint de tels niveaux, ont constaté les analystes de State Street. « Comme cette mesure de la confiance des investisseurs n'est pas fondée sur des sondages, mais bel et bien sur les transactions effectuées par les investisseurs institutionnels, les données sont particulièrement pertinentes », assure Paul O'Connell, directeur de la division de recherche de State Street.

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A la prochaine ...

1 commentaire:

nous avons la solution a dit...

En ce funeste anniversaire du Jeudi Noir de 1929. Le jour où la panique gagna les bourses de New York. Je préfère me rappeler de l'homme de la situation, Franklin Delano Roosevelt avec son New Deal puis son Bretton Woods.

Aujourd'hui, une fois encore, nous avons pu s'apercevoir que la crise n'est pas derrière nous. Nous sommes en plein dedans. La destruction de l'économie réelle s'accélère. Et avec les plans fous de renflouement du système, le risque d'une crise d'HYPERINFLATION augmente chaque jour! L’existence même des nations est mise en cause !

Hier, devant un parterre de dirigeants de Hedge Fund, Nouriel Roubini déclare que le pire est à venir.

La solution aujourd'hui! Dire stop à la folie de la tyrannie financière avec un VRAI Nouveau Bretton Woods!

Une bataille s'est engagée entre les dirigeants politiques autour du contenu du sommet sur la crise financière qui se tiendra le 15 novembre 2008 à Washington.

La population doit s'accaparer le débat! A toi la Parole!

David C.
david.cabas.over-blog.fr