Les échos.fr, 25 février 2009 - Voilà un éditorial bien intéressant publié par les échos.fr (ici) de MM. Landier et Thesmar contestant la proposition française d'encadrer la rémunération des traders.
Haro sur les « golden boys ». Pour les politiques, l'occasion était trop belle, et ils ne l'ont pas manquée : une infime minorité de jeunes gens, touchant des rémunérations exorbitantes, auraient précipité l'économie mondiale dans la récession. Mais avant de réglementer tous azimuts, il faut réfléchir à l'économie du problème pour esquisser les différentes pistes de réforme. Avec la crise a grandi l'idée que c'était la structure de ces rémunérations, plus que leur montant, qui était en cause. Pour faire (trop) simple, un opérateur de marché est rémunéré sur la base du profit annuel qu'il réalise. Jugé uniquement sur son chiffre de fin d'année, le trader de banque devient un opérateur ultra-court-termiste, sans aucune considération pour les risques qu'il aura fait courir à son employeur. Pile, il gagne, face, c'est le contribuable qui perd sa chemise (...) A première vue, la solution paraît simple : indexer les rémunérations des traders sur les profits qu'ils réalisent à long terme ... je vous laisse découvrir la suite, bonne lecture !
A la prochaine ...
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