vendredi, juin 26, 2009

Un nouvel intérêt social pour faire face à la crise

Décidément M. Jean-Marc Vittori nous gâte de ces éditoriaux aux vitrioles. Son dernier - Le joug des actionnaires - paru le 23 juin 2009 attire notre attention sur un point. Dans sa conclusion, cet auteur fait référence à l'excellent ouvrage dénonçant les dérives du capitalisme financier et souligne l'importance d'une définition large de l'intérêt.
Je rappelle à nos lectrices et lecteurs que nous ne pouvons qu'adhérer à ces propos et qu'un article doit être prochainement publié dans la célèbre Revue des sociétés (co-écrit par Stéphane et moi-même) qui démontre que la perception de l'intérêt social apparaît de plus en plus globale ... en doctrine et en jurisprudence : L’« intérêt social » en droit des sociétés : Regards transatlantiques.

Avec la crise, on allait voir ce qu'on allait voir. Finie la dictature des actionnaires ! A la niche, les chiens de garde du capitalisme triomphant qui prélevaient la part du lion ! Les salariés allaient prendre leur revanche après trois décennies d'écrasement. Les PDG allaient enfin pouvoir investir dans l'avenir de l'entreprise, une fois les pitbulls de la « shareholder value » anesthésiés par le krach boursier. Les politiques allaient réduire les affreux détenteurs du capital à la portion congrue qui aurait dû toujours être la leur. Cet étrange espoir d'une économie enfin libérée du joug des propriétaires, on l'a entendu du côté des syndicats, bien sûr. Mais aussi dans des lieux d'ordinaire plus modérés, comme des écoles de commerce, des palais de la République ou même des cénacles de patrons d'ordinaire bien-pensants. Patatras ! Une fois encore, rien ne s'est passé comme prévu. Lire la suite ici.

A la prochaine ...

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