Bonjour à tous, quel lien y-a-t-il entre finance comportemntal et droit des sociétés ? Aucun me direz-vous ... Pourtant, Henri MANNE offre une analyse fort instructive de la relation entre ces deux thèmes dans un article de Lewis et Clark Law Review (Vol. 10, n°1, été 2006, p.169) intitulé « Behavioral Analysis of Corporate Law : Instruction or Distraction ».
Constatant l'inefficience du marché, la mauvaise qualité de l'information (celle-ci ne serait que partielle), la tendance des économistes a été de développer des théories critiquant le modèle de Adam SMITH (la perfection du marché repose sur la prémisse que l'information est parfaite et sur la notion que tout le monde dispose d'une information sur les biens disponibles et les prix du marché). Au niveau juridique, la questions se pose d'une éventuelle régulation : « regulatory agencies like the SEC will in time have to rethink their basic assumptions and perhaps modify regulations ». Une telle attitude est-elle pertinente ? Comme le relève cet auteur, ces modifications de législation ne sont pas positives et « that no longer can be defended ». Pour quelles raisons ? ... Henri MANNE s'appuie sur la finance (ou l'économie) comportementaliste pour expliquer que l'information partielle dont disposent les traders n'empêche pas le marché d'être efficient. L'information qui permet une meilleure allocation de ressources ne peut résulter que d'un grand nombre de personnes qui disposent d'une information. The « aggregation all of that information in a market generate a market price ». En d'autres termes, plus il y a de participants au jeu meilleur sera le résultat et même si certains participants ont des informations erronées ou essayent de manipuler les résultats. Finalement, tous les efforts pour restreindre les restrictions aux échanges sont contre-productifs, puisque l'information partielle (ou l'irrationnalité des agents) ne peut déjouer l'efficience du marché.
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Pour consulter un article récent traitant de l'efficience des marchés, nous vous renvoyons à celui de Michel ALBOUY : « Peut-on encore croire à l'efficience des marchés financiers ? », Revue française de gestion, 2005, n°157, p.169. Cet auteur indique que si finance comportemantale permet de s'interroger sur la pertinence de l'hypothèse d'efficience des marchés financiers, ce dernier postulat ne doit pas être remis en cause mais uniquement minimisée.
A la prochaine ...
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