mercredi, juillet 08, 2009

G 8 et réchauffement climatique : le chaud et le froid

Le Monde.fr, 8 juillet 2009 - Les dirigeants des huit plus grandes puissances mondiales réunies, mercredi 8 juillet, pour le sommet du G8 à L'Aquila, en Italie, ont réussi à trouver un compromis sur la lutte contre le réchauffement climatique. Ce dossier très difficile était au cœur des négociations. Dans la déclaration finale, les huit pays s'accordent sur le fait que "l'augmentation de la température moyenne globale au-dessus du niveau pré-industriel ne devrait pas dépasser 2° C". C'est la première fois que le G8 inscrit cette limite, considérée par les scientifiques comme celle à ne pas dépasser. "Ce défi mondial ne peut être relevé que par une action mondiale, poursuit la déclaration. C'est pourquoi nous réitérons notre volonté de partager avec tous les pays l'objectif d'une réduction d'au moins 50 % des émissions mondiales d'ici 2050. Nous soutenons également l'objectif d'une réduction cumulée des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés de 80 % ou plus d'ici 2050, par rapport à 1990 ou à des années plus récentes". Cet accord apparaît comme un compromis entre l'objectif intermédiaire promis par les Européens (réduction de 20 % d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990) et ceux des Etats-Unis, qui refusent de prendre 1990 comme année de référence. Le G8 souligne également que "les efforts fournis" doivent être "comparables", et que les pays cinq principaux pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud et Mexique) et ceux du Forum des économies majeures (FEM), doivent se rallier à ces objectifs en vue du sommet de Copenhague, en décembre. A peine annoncé, cet objectif a été dénoncé à la surprise générale par la Russie. "Pour nous, le chiffre de 80 % est inacceptable et probablement hors d'atteinte", a estimé le principal conseiller économique du président Dmitri Medvedev. "Nous n'allons pas sacrifier la croissance économique à la seule fin de réduire les émissions" polluantes, a-t-il ajouté. Il a toutefois refusé de préciser quel objectif lui paraîtrait acceptable, jugeant la question prématurée. "Les calculs sont en cours. Différents scénarios sont possibles", a-t-il dit en évoquant une échelle de 20 à 60 % de réduction d'ici à 2050.

A la prochaine ...

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