samedi, février 13, 2010

Le rôle politique de l'AMF France

Les échos.fr, 29 janvier 2010 - Jean-Pierre Jouyet n'a rien perdu de sa détermination. Il a du pain sur la planche car les dossiers brûlants ne manquent pas : la gouvernance des entreprises cotées ; la procédure de sanction de l'institution qu'il préside ; les enquêtes sur l'information financière communiquée aux marchés par plusieurs grandes banques françaises avant l'éclatement de la crise des « subprimes », et bien d'autres encore. Il s'en explique dans cet article : ici.

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L'ex-président de Cadbury fait campagne contre les OPA hostiles

Les échos.fr, 12 janvier 2010 - Celui qui était le visage de Cadbury pendant son bras de fer contre Kraft formule trois propositions pour que les proies aient une quelconque chance d'échapper à leur prédateur ... lire la suite ici.

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Gouvernance des Bourses : le rapport d'Oxford Finance Group

Les échos.fr, 21 janvier 2010 - Un an après l'éclatement de la bulle financière, les structures de capital et les modes de fonctionnement des entreprises de marché suscitent le débat chez les régulateurs européens et américains. Ce rapport sponsorisé par le gendarme de la Bourse français insiste sur les mérites de la concurrence, mais évite de proposer un modèle type.

Accéder à ce rapport ici.

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ABA et le rééquilibrage des pouvoirs au sein de la gouvernance

Le comité sur le gouvernement d’entreprise de l’American Bar Association a publié courant novembre 2009 son rapport intitulé « Delineation of Governance Roles & Responsibilities » (« Report of The Task Force of the ABA Section of Business Law Corporate Governance Committee on Delineation of Governance Roles & Responsibilities », American Bar Association Section of Business Law, November 2009, ici). Au travers de ce rapport, l’American Bar Association expose les changements contemporains qui affectent les prises de décision et les responsabilités des actionnaires et du conseil d’administration. Cette initiative vient enrichir la problématique de la gouvernance d’entreprise dans un contexte particulier de crise économique et de remise en cause des dogmes libéraux.
Le changement du cadre de la gouvernance amène le comité sur le gouvernement d’entreprise de l’American Bar Association à émettre des recommandations. Ces dernières sont construites autour de la philosophie suivante : « give special consideration to the long-term nature of corporate wealth-generating activity and strive to avoid undue short-term focus and pressures that may impede the capacity of the corporation for long-term investments and decisions necessary for sustainable wealth creation ».
En premier lieu, le comité sur le gouvernement d’entreprise préconise aux actionnaires d’asseoir leur rôle dans les entreprises dont ils sont partie intégrante. Tout d’abord, les actionnaires doivent agir au vu d’informations en adéquation avec le poids de leurs droits dans les entreprises et être particulièrement vigilants quant aux personnes qui les représentent. Ensuite, l’American Bar Association insiste sur la nécessité pour les actionnaires de prendre conscience de la valeur de leur droit de vote comme outil de responsabilisation de la direction, notamment lorsqu’il est exercé au moment de l’élection des dirigeants. Enfin, les actionnaires doivent prendre en considération la stratégie de long terme de la société fixée par le conseil d’administration quand ce dernier se prononce sur leurs propositions en assemblée générale et qu’éventuellement il rejette.
En second lieu, le comité sur le gouvernement d’entreprise propose des pistes innovantes concernant le rôle du conseil d’administration. D’un côté, le conseil d’administration doit assumer sa place d’organe élu par les actionnaires et garantir qu’il tient effectivement compte des objectifs de ces derniers tout en assurant un niveau de transparence de haut niveau. A ce titre, il appartient aux administrateurs de se montrer actifs dans la construction d’une communication de qualité entre dirigeants et actionnaires. D’un autre côté, le conseil d’administration doit agir dans le meilleur intérêt à long terme de l’entreprise et être capable de dissocier cet intérêt de ceux que poursuivraient certains actionnaires. En outre, l’American Bar Association revient sur le thème polémique des rémunérations en soulignant que leur attribution et leur montant doivent s’inscrire dans une démarche de long terme et ne pas être un facteur de prise de risque excessif.
Au-delà de ces acteurs de l’entreprise que sont les administrateurs et les actionnaires, l’American Bar Association s’intéresse à l’action des régulateurs et des politiques. En plus d’insister sur la pertinence de ne pas céder au court-termisme et d’œuvrer dans une perspective de long terme, le rapport encourage les autorités politiques à défendre un exercice responsable des pouvoirs des multiples acteurs composant les entreprises (actionnaires, investisseurs institutionnels, dirigeants, gestionnaires de portefeuilles). En ce sens, un système favorable de taxation ou, un renforcement des droits de vote des actionnaires, sont autant de pistes évoquées pour inciter ces derniers à conserver leurs titres et faire, de leur investissement, un placement à long terme.
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Des superbonus en réaction à la taxe !

Le Monde.fr, 12 février 2010 - Les bonus des professionnels de la finance travaillant au Royaume-Uni vont bondir de 40 % en moyenne cette année, selon une enquête publiée vendredi par un site Internet, qui semble confirmer l'inefficacité de la taxe antibonus instaurée par le gouvernement britannique.
Cela ne confirme-t-il pas ce que le sondage réalisé sur notre blogue il y a quelques temps ? ... ainsi que le pessimisme exprimé par de nombreux spécialistes sur l'impact d'une taxation ?

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Tour de vis comptable et prudentiel aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les régulateurs fédéraux du secteur bancaire ont amendé leur cadre prudentiel afin d’y intégrer les effets d’une réforme du référentiel comptable US GAAP et plus particulièrement des normes FAS 166 et 167 qui restreignent la possibilité pour les banques de comptabiliser hors de leur bilans certaines entités qu’elles ne contrôlent que partiellement. Ces nouvelles règles qui limitent l’importance du « hors-bilan » devraient avoir un impact sur la solvabilité des banques et de rationnaliser leur recours à la titrisation.

Pour plus de détails, voir : Federal Reserve, 21 janvier 2010, " Agencies Issue Final Rule for Regulatory Capital Standards Related to Statements of Financial Accounting Standards Nos. 166 and 167 ".

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Responsabilité d'un commissaire aux comptes pour certification de comptes

Il est rare que nous présentions de la jurisprudence en détail. Toutefois, un arrêt intéressant a été rendu par la Chambre criminelle de la Cour de cassation en fin d'année 2009.
Dans un arrêt du 2 décembre 2009 la Cour de cassation a confirmé la responsabilité d’un commissaire aux comptes qui a certifié les comptes d’une société tout en ayant connaissance du fait que les informations communiquées étaient fausses. Dans un premier temps, la Cour de cassation a souligné que lors de l´inclusion d’une filiale dans les comptes de la société cliente du commissaire aux comptes, un rapport d´experts précisait que cette opération "aurait révélé un écart de 11,256 millions francs à comparer à la perte de 8,14 millions de francs (…) annoncée en l´absence de consolidation". Cet écart, "dont l´importance est incontestablement significative sur les résultats de l´entreprise, rendait obligatoire l´intégration de la SARL dans les comptes consolidés de la caisse régionale". Le commissaire aux comptes qui avait nécessairement connaissance du caractère significatif de cet écart, aurait dű émettre des réserves lors de la certification des comptes. Même si le commissaire aux comptes a déclaré que la décision de ne pas consolider aurait été prise en concertation avec la direction de la comptabilité et de la consolidation de la caisse nationale, la Cour décide qu’il a approuvé les comptes consolidés de sa société cliente, établissement bancaire, sans émettre de réserves sur l´absence d´intégration de la filiale de celle-ci. De plus, la Cour confirme la culpabilité du commissaire aux comptes en ce qui concerne le délit de confirmation d´informations mensongères relatif à la surévaluation des titres acquis par la société cliente. Le commissaire aux comptes, présent lors des différentes réunions de négociation, connaissait l’existence de cette surévaluation, qu’il avait d’ailleurs commenté dans un courrier rédigé peu avant la certification des comptes.

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Interview de Claude Cazes sur la certification des données environnementales

La Tribune, 1er février 2010 - Dans une interview, Claude Cazes (Président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC)) s’est exprimé sur le projet de certification des données environnementales.Concernant l’avancement du projet de normes d’exercice professionnel (DDL) sur la certification des données environnementales des sociétés cotées, Claude Cazes indique qu’il est essentiel qu’il aboutisse en 2010 et il se donne jusqu’à fin février pour l’envoyer pour homologation à la Chancellerie suite a une concertation finale qui a déjà débutée avec le Haut Conseil du commissariat aux comptes (H3C). Interrogé sur le retard pris par ce projet, le Président de la CNCC indique que le Medef et l’AFEP, qui sont deux organisations patronales, s’interrogent car ils craignent qu’il aboutisse à une perte de souplesse pour les entreprises dans la rédaction de leur rapport sur le développement durable et qu’en conséquence, des discussions ont été engagées avec elle pour obtenir un consensus. Une des grandes lignes de ce projet est son caractère facultatif. En effet, Claude Cazes indique que la certification des données environnementales par un commissaire aux comptes n’aura pas un caractère obligatoire mais sera optionnelle pour une société cotée. Le commissaire aux comptes aura pour rôle d’examiner si le référentiel utilisé concernant les données environnementales est conforme à la réalité.Claude Cazes estime que les commissaires aux comptes ont actuellement les compétences nécessaires pour certifier les données environnementales. Il indique que certains cabinets ont déjà embauché des personnes compétentes sur ces questions et qu’il a réuni le 26 janvier 2010 les commissaires aux comptes ayant une expérience en la matière afin de les associer au processus.

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L´IASB ne veut pas changer les règles de la juste valeur

Selon le quotidien financier Les Echos.fr, David Tweedie, président de l’IASB (International accounting standards board) a déclaré que l’organisme ne changerait pas les règles actuelles de la juste valeur à la seule demande de l´Union européenne. En effet, l´IASB a récemment adopté des changements concernant la norme IAS 39 qui ont été vivement critiqués par plusieurs ministres des Finances européens au motif qu´ils accroissaient la part des actifs devant être valorisés en valeur de marché au lieu de la réduire.

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