vendredi, février 02, 2007

Responsabilité sociale des entreprises et capital privé

Business Social for Responsibility - Un rapport vient d'être publié sur le thème de la rencontre entre responsabilité sociale et capital privé. Il s'agit du quatrième rapport d'une série qui explore le coeur de la responsabilité sociale et un certain nombre de thèmes critiques comme du business contemporain : biens intangibles, conseil d'administration, capital social, les changements du marché financier. Ces papiers sont construits autour d'un thème central : aucun aspect du business n'est entièrement deconnecté de la responsabilité sociale des entreprises et, à l'inverse, la responsabilité sociale ne peut être détachée des aspects critiques du management des entreprises modernes.

Accéder à l'article (en anglais) : « Invest, Turnaround, Harvest: Private Equity Meets CSR »
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Article d'un blogueur (fonds éthiques et ISR)

Peu de blog sont consacrés à la gouvernance, du moins aux relations qu'entretiennent le droit, la gestion et l'économie. Toutefois, je vous renvoie à un article publié sur le blog Bernard Corneau mon blog et consacré aux fonds éthiques et l'Investissement Socialement Responsable (janvier 2006). Cet article offre l'opportunité de réaliser une synthèse tant historique que d'actualité (le tout dans un angle comparatif) sur ces thèmes si indissociables du développement durable.

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Ouvrage sur la Finance : une autre vision

Je signale l'ouvrage de Christian de Perthuis et Jean-Pierre Petit intitulé « La finance, autrement », Dalloz, 2005. Retraçant l'évolution et les mécanismes de la finance de ces dernières années, cet ouvrage analyse les excès de la finance contemporaine. Afin d'éviter les dérives constatées, les auteurs insiste sur la place de la société et de l'autorité publique comme garde-fous.
Pour un entretien des auteurs (emprunté au Journal du management) : cliquez
Il est amusant de noter que, dans cet entretien, M. de Perthuis relève que « la finance n'est utile pour la société que si elle est pilotée par des acteurs non financiers car elle ne s'adapte pas d'elle-même ».
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Les pratiques comptables et financières des sociétés cotées : le cas français

Bonjour, je signale cet article de Eric TORT intitulé « Les pratiques comptables et financières des sociétés cotées : le cas français ». Cet écrit est consultable dans la Revue internationale de Gestion que publie HEC Montréal, 2006, Vol. 31, n°1

Résumé emprunté au site de la revue : « Sur la base d'enquêtes quantitatives réalisées en 1994 et 2004 auprès des directions financières, cet article traite des pratiques comptables et financières des sociétés cotées à partir du cas français. Il met en évidence les changements intervenus au cours de la dernière décennie sous l'effet combiné de la pression des marchés, de l'évolution de la réglementation et des progrès techniques. Les résultats issus de cet échantillonnage indiquent une nette évolution des pratiques vers une optimisation des processus comptables et le perfectionnement des outils de pilotage. Ils traduisent une adaptation des pratiques comptables des sociétés cotées françaises en vue d'une amélioration continue de la qualité de l'information financière en réponse aux exigences croissantes des marchés financiers. Selon une approche contingente, les organisations comptables des sociétés cotées actualisent leurs pratiques par une intégration appropriée et mesurée des nouvelles dispositions réglementaires. Enfin, dans la perspective d'une optimisation de la production comptable, elles s'appuient sur les progrès technologiques résultant des nouvelles technologies de l'information et de la communication et des progiciels de gestion intégrés ».

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jeudi, février 01, 2007

Les 10 décisions marquantes de 2006: la suite (5)

La Cour d'appel du Québec a rendu une des décisions marquantes de 2006 avec l'arrêt Métromédia CMR Montréal inc. c. Johnson, 2006 QCCA 132. Lors d’une émission radiophonique, l’animateur André Arthur a suggéré en des termes clairs et non équivoques que Daniel Johnson, au moment où il était ministre de l’Industrie, a favorisé sa conjointe en distribuant des subventions à la compagnie pour qui elle travaille. Ces allégations se basaient sur des faits n’ayant pas été vérifiés par Arthur. Johnson n’était plus ministre lorsque les subventions ont été accordées. Deux ans plus tard, André Arthur réitère ces propos lors d’une autre émission. Johnson et sa conjointe intentent un recours en dommages pour diffamation contre Arthur, Cogeco et Métromédia, ainsi que les administrateurs de Cogeco. La Cour supérieure a accueilli le recours. Le lendemain du jugement de première instance, André Arthur tient les mêmes propos pour une troisième fois. André Arthur et ses employeurs portent le jugement de première instance en appel, tandis que les intimés font un appel incident, pour que la Cour tienne compte de la troisième atteinte à leur réputation.

L’appel est rejeté et l’appel incident est accueilli. La responsabilité d’Arthur lui-même est clairement établie, de même que celle de Cogeco et Métromédia à titre d’employeur. Après la première attaque de la part d’Arthur, ses employeurs n’ont pris aucune mesure pour contrôler ses propos ni n’ont présenté des rétractations ou des excuses publiques. Ils ont permis qu’Arthur continue de « sévir sur les ondes ». La Cour retient également la responsabilité des administrateurs de Cogeco. Selon la Cour les administrateurs savaient qu’Arthur était du genre à tenir des propos diffamatoires. En effet, les administrateurs ont accepté de le protéger en cas de poursuite et ont accepté de payer une surprime à leur assureur en responsabilité. Néanmoins, les administrateurs n’ont pas cru bon de chercher à contrôler les propos qu’Arthur allait tenir en ondes. Il s’agit en fait d’un « aveuglement volontaire » de la part des administrateurs. La responsabilité des administrateurs de Cogeco est engagée sous l’article 1457 C.c.Q., selon le principe voulant que la responsabilité extracontractuelle d’un administrateur puisse être engagée « pour des fautes commises à l’endroit des tiers, […] notamment lorsqu’on démontre la prise de décisions en soi fautives. » Ainsi, c’est la décision de administrateurs d’engager Arthur et de le « laisser aller » en regardant les cotes d’écoute augmenter qui constitue la faute des administrateurs.
Les administrateurs ont en quelque sorte « endossé le risque que représentait l’animateur ». En plus, lorsqu’ils ont été informés des propos d’Arthur, les administrateurs n’ont pas cru bon de poser aucun geste pour rectifier le tir.

La décision est certainement marquante par sa reconnaissance d'une faute d'omission découlant du défaut de surveiller Arthur. Cette décision constitue une première reconnaissance formelle de l'obligation de surveillance des administrateurs au Québec, laquelle est bien établie en droit américain comme l'a démontré la décision récente Stone v. Ritter au Delaware.

Parties prenantes et immatérialité du capital des entreprises

Novethic, Lettre de l'économie responsable, janvier 2007 - La lettre de l'économie responsable (n°51) de janvier 2007 offre deux articles intéressants sur le thème des parties prenantes.

1. « Business for people or people for business ? » : Le guide RSE de la Chambre de commerce de l'Union européenne a été présenté lors d'une conférence rassemblant à Pékin plusieurs centaines de représentants d'entreprises et d'institutions. Le contenu est présenté dans cet article.
2. Le capital immatériel de l'entreprise : La revue propose un entretien avec Alan Fustec, fondateur du cabinet Goodwill-management, et coauteur du livre intitulé « Valoriser le capital immatériel de l'entreprise », qui accompagne les entreprises dans la mesure des valeurs autres que celles des bilans comptables.
Pour commander ce numéro de la revue : cliquez
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Etude américaine sur le droit de vote des actionnaires

American Bar Association, eSource, janvier 2007, Vol. 5, n°7 - Sous le résumé suivant « Changes in how shareholders are exercising their voting franchise may profoundly alter the relationship between shareholders and directors » (les changements sur la manière dont les actionnaires exercent leur vote peuvent profondément affecter le rapport entre des actionnaires et des directeurs), l'American Bar Association propose de recenser des travaux relatif au droit de vote des actionnaires et à ses impact dans la relation de ces derniers avec les dirigeants d'une firme.
Dans ce recensement, vous trouverez :
  • Les développements actuels affectant le droit de vote des actionnaires ;
  • Vote vide et propriété cachée : taxonomie, implications, réformes ;
  • La revue annuelle de 2006 sur la Corporate governance (source société Georgeson) consacrée aux assemblées annuelles, aux initiatives des shareholders et aux batailles de procurations.
Lire ces articles (en anglais)
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Nouvelles normes comptables et lisibilité

C'est sous le titre suivant : « Les nouvelles normes permettent-elles une présentation plus claire de l'information comptable et financière ? » que l'AMF propose une synthèse des travaux qu'elle a mené autour de l'actualité des informations comtables et financières qu'une entreprise doit diffuser.
Eu égard aux échéanciers de 2007 et 2008, il n'apparaît pas inutile de faire le point en la matière et de s'interroger sur la légitmité de l'évolution proposée ... ce que propose cet article de la revue de presse mensuelle de l'AMF n°31 de décembre 2006 l'AMF.
Accéder à ce chapitre de la revue (page 55) : cliquez
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Mondialisation, entreprise, justice et travail

OIT, 21 décembre 2006 - France Telecom est la dernière entreprise à avoir signé un accord-cadre mondial avec une fédération syndicale internationale.
Couvrant plus de 200 000 employés dans le monde, l'accord mondial signé le 21 décembre 2006 entre la multinationale française, l'UNI (Syndicat mondial) et des syndicats de télécommunications à travers toute la planète impose les normes fondamentales de l'OIT dans l'ensemble du groupe - y compris le droit de se syndiquer et de négociation collective, l'absence de discriminations au travail, l'interdiction du travail forcé et du travail des enfants.
Le Bureau International du Travail en ligne s'est entretenu avec Dominique Michel, Chef de l'équipe du Programme des entreprises multinationales au sujet de ces accords mondiaux.
Consulter l'article en un clic
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lundi, janvier 29, 2007

Rémunération des dirigeants : une critique de l'analyse économique classique

Un article de B. Chapas qui traite du problème de la rémunération des dirigeants figure sur le site de l'IFGE. Puisque ce thème est aujourd'hui en tête d'affiche, il convient de relever l'analyse proposée par l'auteur.
Les difficultés entourant la rémunération des dirigeants sont analysées en deux temps. Dans un premier temps, l'auteur expose le modèle économique (modèle qui se retrouve au travers de nombreuses études) classique voulant que cette rémunération soit fixée par le marché des dirigeants (ce marché fait pression sur les dirigeants et limite leur pouvoir discrétionnaire). Dans un deuxième temps, l'auteur démontre que cette vision se heurte à nombre de critiques parmi lesquelles : hausse de la rémunération constatée en pratique, confusion entre le prix et la valeur de la pratique managériale, complexité des liens entre performance et rémunération des dirigeants. L'auteur propose de donner une nouvelle compréhension au marché des dirigeants en attribuant une place particulière à la spécificité des actifs du dirigeant (spécificité d'où naît une quasi-rente) et en liant rémunération et marché des dirigeants avec le concept de partage de rente. Le rapport rémunération des dirigeants et marché des dirigeants est un cadre contraignant (vision ancienne de l'analyse économique) et cadre prenant en compte la spécificité de la rareté du capital économique et humain dont le dirigeant est la source (vision nouvelle).
Pour consulter cet article : un clic
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Le temps d'une gouvernance en faveur des stakeholders

Business for Social Responsibility, avril 2006 - Allen L. WHITE fournit un écrit sur la manière dont les conseils d'administration font, peuvent ou devraient intégrer la RSE dans leur agenda. Pour l'auteur, il est temps de transformer la direction consacrant des devoirs pour les shareholders vers une consacration des devoirs pour les stakeholder.
Ce papier est une contribution provocante à une telle problématique autour des obligations et des devoirs, des privilèges et de la protection dans les entreprises modernes ainsi que du rôle des conseil d'administration. Comme le note WHITE, n'est-ce pas le temps pour une gouvernance des stakeholders ?

Lire l'article (en anglais) : cliquez ici

Développement durable : une donnée à prendre en compte

La prise en compte de l'environnement par les entreprises devient un problème urgent comme le confirme le 4ème rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). 500 experts scientifiques sont réunis à Paris pour approuver ce rapport. Ce travail, qui a duré 6 ans et mobilisé plus de 2500 scientifiques de 130 pays, devrait confirmer des prévisions alarmantes sur le réchauffement climatique.
Voir l'article publié sur le site de Novethic
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Dernières informations de la régulation financière

Lettre de la régulation financière, 1er trimestre 2007 - La lettre de la régulation financière de ce premier trimestre 2007 offre quelques informations intéressantes. Ainsi, une interview du Commissaire européen en charge du marché intérieur et des services nous apprend que la directive sur l'exercice des droits de vote des actionnaires devrait permettre à ceux-ci de jouir complètement de leurs droits et que la transparence dans les assemblées va faire l'objet de travaux futurs. De plus, le projet de règlement général transposant la directive Transparence a été approuvé par le Collège de l'AMF. Seule l'élaboration de compte pro forma en cas de variation de périmètre de plus de 25 % de façon à présenter deux périodes comparables n'a pas été retenu. Enfin, concernant les dates d'application des nouvelles obligations périodiques et concernant le nouveau référentiel de contrôle interne, je vous renvoie à des articles précédents qui figurent dans le blog ...
Pour lire la lettre ... cliquez
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dimanche, janvier 28, 2007

Actionnaire ... vous avez dit actionnaire ?

Je mets en lien ce guide de l'actionnaire publié par l'AMF, mis à jour en novembre 2006.

De manière synthétique, vous est présenté ce que « actionnaire » signifie en termes de connaissance de la bourse (organisation de la place finacière, dispositions en matière d'ordre de bourse, risques, choix de son intermédiaire) et de membre d'une entreprise (droit au dividence, à la participation et à l'information).

Consulter ce guide en un clic

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Rapport de l'AMF sur les agences de notation

AMF, 26 janvier 2007 - L'AMF vient de publier son troisième rapport sur les agences de notation ... Qu'apprenons-nous de l'AMF ?

Pour la notation financière, le nombre de sociétés notées est en légère augmentation avec une prépondérance pour le secteur industriel. La notation moyenne des socétés françaises est centrée sur un risque moyen voire faible.
Pour la notation de la gestion d'actifs, si la notation de la qualité du crédit du portefeuille (note de volabilité des fonds) et la notation de la qualité de la gestion des fonds d'investissement font l'objet de règles de déontologie et de gestion de conflits d'intérêts similaires aux notations financières, la pondération des paramètre concourant à la notation qualitative n'est pas toujours clairement précisée. Ces deux types de notation sont encore peu développés en France, mais celles-ci devraient prendre de l,ampleur avec la demande croissante des investisseurs institutionnels. Concernant la notation quantitative de la performance des fonds, chaque agence a développé sa propre classification et méthodologie. En conséquence, cela rend complexe la comparaison. Le succès de cette notation dépend de l'amélioration de la pertinence, de la lisibilité et de la comparabilité des méthodes de classification et de notation et de la gestion des risques des conflits d'intérêts dans leurs relations avec le gestionnaire des fonds.

Accéder au Rapport 2006 de l'AMF Notation crédit des entreprises (Partie I)
Accéder au Rapport 2006 de l'AMF Notation de la gestion d'actifs (Partie II)

A la prochaine et bon dimanche à tous ...

Conséquences du 20 janvier 2007 sur l'information périodique des sociétés cotées

Dans un communiqué de presse du 16 octobre 2006, l'AMF a précisé que les exercices annuels et les périodes intermédiaires qui débutent après le 20 janvier 2007 sont soumises aux nouvelles obligations de publication périodique. Dans le cas particulier des sociétés qui ont des exercices annuels et des périodes intermédiaires débutant avant le 20 janvier 2007 et se terminant après cette date, les sociétés sont tenues par les délais et les modalités de diffusion imposées par la directive Transparence mais pourront publier un contenu purement narratif. En cas de publication d'un contenu narratif, les sociétés restent soumises aux exigences d'exactitude, de précision et de sincérité. Si de telles sociétés en ont la capacité, elles pourront se conformer aux nouvelles exigences en terme de contenu dès l'exercice 2007.
La directive transparence (directive 2004/109/CE du 15 décembre 2004) impose de nouvelles obligations en termes de contenu, de diffusion et d'archivage de l'information financière des sociétés cotées sur un marché réglementé. Si la loi « Breton » a déjà transposé les dispositions à caractère législatif et le règlement général de l'AMF a pris en compte les mesures relatives aux déclarations de franchissements de seuil, un zoom sur cette directive et ses conséquences en termes d'information périodique n'est pas inutile ... c'est ce que nous nous proposons de faire dans le cadre du blog.

I - Qui est concerné ?

Seules les sociétés cotées sur un marché réglementé en France sont concernées par ces nouvelles modalités. Il s'agit des sociétés cotées sur Eurolist. En conséquence, les sociétés cotées sur le Marché libre ou sur Alternext ne sont pas concernées.

II - Quel est le contenu de cette directive concernant l'information périodique ?

La directive comprend un certain nombre de nouveautés.
Pour les rapports financiers annuels, l'émetteur publie son rapport quatre mois après la fin de l'exercice, ce document restant à la disposition du public pendant cinq ans (Article 4, point 1). Ce rapport comprend les états financiers ayant fait l'objet d'un audit (ces états comprennent éventuellement les comptes consolidés), le rapport de gestion (respect de l'article 48 de la directive 78/660/CEE et de l'article 36 de la directive 83/849/CEE en cas de comptes consolidés) et les déclarations des personnes responsables au sein de l'émetteur certifiant l'honnêteté et la fidélité (Article 4, point 2).
Pour les rapports financiers semestriels, un délai de deux mois maximum est instauré pour la publication du rapport semestriel ce qui nécessite de la part des sociétés une accélération du processus de production des comptes (Article 5, point 1). Ce rapport comprend un jeu d'états financiers résumés (en cas de comptes consolidés, le jeu est élaboré conformément à l'article 6 du règlement CE n°1606/2002), un rapport de gestion intermédiaire (ce dernier comprend les événements importants survenus pendant les six premiers mois de l'exercice et unes description des principaux risques) et les déclarations des personnes responsables au sein de l'émetteur certifiant l'honnêteté et la fidélité (Article 5, point 2). Dans le cas où le rapport financier a fait l'objet d'un audit, celui-ci est joint (Article 5, point 5).

Dans une décision du 14 novembre 2006, la Commission a précisé les modalités d'application des rapports financiers semestriels. D'une part, concernant le jeu d'états financiers du rapport financier semestriel, la Commission indique plusieurs quand l'émetteur n'est pas tenu d'établir des comptes consolidés. si le contenu du jeu d'états financiers n'est pas élaboré conformément à l'article 6 du règlement CE n°1606/2002, il doit respecter les normes suivantes :

  • Le bilan et le compte de résultat résumé comportent la totalité des rubriques et sous-totaux figurant dans les derniers états financiers de l'émetteur. Des postes supplémentaires sont ajoutés si, à défaut, les états financiers semestriels donnent une image trompeuse des éléments d'actifs et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de l'émetteur. En outre, les informations comparatives suivantes doivent figurer : bilan à la fin des six premiers mois de l'exercice en cours et bilan comparatif à la clôture de l'exercice précédent ; compte de résultats pour les six premiers mois de l'exercice en cours avec, deux ans après la date d'entrée en vigueur de la présente directive, des informations comparatives afférentes à la période correspondante de l'exercice précédent.
  • Les notes explicatives doivent contenir suffisamment d'informations pour assurer la comparabilité des états financiers semestriels résumés avec les états financiers annuels et suffisamment d'informations et d'explications pour que l'utilisateur soit correctement informé de toute modification sensible des montants et de toute évolution durant le semestre en question, figurant dans le bilan et le compte de résultat.
D'autre part, concernant le rapport de gestion intermédiaire du rapport financier semestriel faisant état des principales transactions entre les parties liées, les émetteurs doivent signaler, comme principales transactions entre parties liées, au moins les éléments suivants : les transactions entre parties liées qui ont eu lieu durant les six premiers mois de l'exercice en cours et ont influé significativement suur la situation financière ou les résultats de l'entreprise au cours de cette période et toute modification affectant les transactions entre parties liées décrites dans le dernier arpport annuel qui pourrait influer significativement sur la situation financière ou les résultats de l'entreprise durant les six premiers mois de l'exercice en cours. De plus, s'il n'est pas tenu d'établir des comptes consolidés, l'émetteur d'actions rend publiques au moins les transactions entre parties liées visées à l'article 43, paragraphe 1, point 7 ter, de la directive 78/660/CE.
Pour les déclarations intermédiaires de la direction, tout émetteur dont les actions sont admises à la négociation sur un marché réglementé publie une déclaration de sa direction fournissant une explication des événements et transactions qui ont eu lieu pendant la période considérée et une description de la situation financière et des résultats de l'émetteur et des entreprises qu'il contrôle (Article 6, point 1). Cette déclaration a lieu pendant le second semestre de l'exercice et est établie dans un délai débutant six semaines après le début du semestre concerné et se terminant six semaines avant la fin de ce semestre.
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