vendredi, octobre 31, 2008

La RSE est-elle un concept creux ?

Journal du management, septembre 2008 - Une étude de l'Economist Intelligence Unit pour le compte d'ACE, KPMG, SAP et Towers Perrin révèle le peu d'importance accordée par les entreprises au risque environnemental, tout secteur d'activité confondu. 41 % des personnes interrogées ont déclaré prendre en compte ce type de risque lors de la conception de nouveaux produits. Cette part tombe à 32 % lorsqu'elles choisissent un partenaire ou un fournisseur et à 26 % lorsqu'il s'agit de s'implanter à l'étranger. Une mauvaise connaissance de la réglementation serait à l'origine de la rareté des démarches de gestion du risque environnemental. Beaucoup sous-estiment leur responsabilité en la matière, surtout depuis les nouvelles réglementations concernant la réparation des dommages. De même, intégrer les questions de risque environnemental à chaque décision de l'entreprise est, pour les commanditaires de l'étude, la solution pour satisfaire les nombreuses contraintes qui s'appliquent à elles, le bilan carbone par exemple.
Alors que le risque (en termes de responsabilité mais bien au-delà) est omniprésent, ce constat n'est-il pas accablant ...

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Nyse-Euronext s'effondre

La Tribune.fr, 31 octobre 2008 - Forte chute du bénéfice net de Nyse-Euronext. Au troisième trimestre, l'opérateur boursier né de la fusion de l'américain New York Stock Exchange (Nyse) et du paneuropéen Euronext a gagné 174 millions d'euros, soit 32,6% de moins que l'an passé. Le résultat opérationnel a reculé de 8,2% à 267 millions d'euros bien que le total des produits, l'équivalent du chiffre d'affaires, est ressorti en hausse de 7% à 1,205 milliard de dollars. Le groupe a par ailleurs fait savoir qu'il versera le 31 décembre 2008 un dividende trimestriel de 0,30 dollar.

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Barclays préfère les fonds souverains

L'Agefi, 31 octobre 2008 - Pour la deuxième fois cette année, Barclays sollicite des fonds souverains du Golfe afin de renforcer sa structure de capital. Cette fois, la banque britannique va lever 7,3 milliards de livres sterling sous forme de convertibles et d'actions préférentielles, auprès d'investisseurs et de fonds souverains du Qatar (dont le holding Challenger Universal Limited, déjà acquéreur de 3,25 milliards de sterling de titres Barclays en juin dernier) et de l'émirat d'Abu Dhabi. L'enjeu pour la banque est d'atteindre les nouveaux objectifs de fonds propres fixés par le gouvernement britannique (elle compte atteindre un ratio Tier 1 de 11% via cette opération), tout en évitant d'avoir recours au plan de secours public. Ce qui l'aurait obligé à limiter ses versements de dividendes et sa politique salariale à l'égard de ses dirigeants. L'établissement estime donc l'aide indirecte des Etats du Golfe arabo-persique moins contraignante. En dépit de son coût : les actions préférentielles seront rémunérées jusqu'à 14% par an.
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Ca bouge du côté des normes comptables internationales

Nous avons eu l'occasion d'en parler lors d'un article précédent du blogue, mais attardons-nous quelques instants sur les évolutions qui secouent les normes comptables pour en faire le point.

Premièrement, le normalisateur international a publié, le 13 octobre 2008, des amendements à la norme comptable internationale IAS 39 et à la norme internationale d’information financière IFRS 7 qui permettent le reclassement, dans d’autres catégories, de certains instruments financiers détenus à des fins de transaction (IASB, « Reclassification of Financial Assets (Amendments to IAS 39 Financial Instruments : Recognition and Measurement and IFRS 7 Financial Instruments : Disclosures) », 13 octobre 2008).

Deuxièmement, la Commission européenne a adopté le 15 octobre 2008 le Règlement CE nº1004/2008 modifiant le règlement (CE) nº1725/2003 de la Commission portant adoption de certaines normes comptables internationales conformément au règlement (CE) nº1602/2002 du Parlement européen et du conseil, pour ce qui concerne la norme comptable internationale IAS 39 et la norme internationale d’information financière IFRS 7.
Troisièmement, l’IASB désire renforcer ses standards en vue de favoriser la transparence sur l’évaluation des instruments financiers, les méthodologies usitées et l’incertitude associée à ces évaluations. Aussi, reflétant les discussions qu’a tenues le groupe consultatif de l’IASB sur l’estimation des instruments financiers à la juste valeur lorsque les marchés deviennent inactifs et sur les informations à fournir à ce sujet, l’IASB a publié pour commentaires le 15 octobre 2008 des propositions de modifications du référentiel IFRS 7. Ces propositions visent à améliorer sensiblement les informations mises à la disposition des investisseurs et des autres parties prenantes concernant l’évaluation de la juste valeur des instruments financiers et le risque de liquidité (IASB, « Improving Disclosures about Financial Instruments », Exposure Draft (Proposed amendments to IFRS 7), 15 octobre 2008).

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Produits dérivés et prises de contrôle: références

Un lecteur nous demande de fournir plus de détails sur les auteurs ayant traité de la question de l'impact des produits dérivés dans le contexte des prises de contrôle. On peut consulter les travaux de Black et Hu ici et ici et ceux de Allaire ici. Julie Biron et moi-même terminons aussi un texte pour l'Observatoire du droit québécois des valeurs mobilières.

jeudi, octobre 30, 2008

Volkswagen et les instruments dérivés



Très intéressant ce qui se passe chez Volkswagen et qui plonge certains fonds de couverture dans un précipice (image tirée du WSJ). Dans VW Shares to Be Probed After Porsche Disclosures, le Wall Street Journal rapporte que Porshe a réussi à accumuler une position de contrôle dans le capital de VW en utilisant des "cash-settled option" qui rendait cette position opaque pour les investisseurs. Ainsi, en plus de détenir environ 31% des titres de VW, Porshe détenait dimanche dernier des options pour 42%. La divulgation de cette information avait d'ailleurs propulsé le cours de VW à des niveaux stratosphériques (hausse de 348%!), faisant de la société la plus importante capitalisation au monde. Les fonds de couverture ayant vendu à découvert ont mordu la poussière et vacillent maintenant. Peu de personnes s'en attristeront, si ce n'est les porteurs de leurs titres.

D'un point de vue réglementaire, cet épisode relance le débat sur l'opportunité de réviser l'encadrement du marché des valeurs mobilières afin qu'il reflète mieux l'impact des produits dérivés. Dans les milieux académiques, on doit à Bernard Black et Henry Hu des textes intéressants sur cette question. Yvan Allaire s'est également préoccupé du phénomène. En jurisprudence, quelques décisions ont traité de cette problématique, dont Sears Canada rendu par la Ontario Securities Commission. Beaucoup de travail reste à faire. Pour l'instant, le régulateur allemand enquête.

Quelles sont les relations entre les experts-comptables et lescommissaires aux comptes ?

La revue Ouverture (n°74, 09/2008, p. 20-22) propose dans son numéro de septembre 2008 une étude sur les relations experts-comptables/commissaires aux comptes.


L'étude deM. DAURIAC analyse cette relation sous trois angles : technique, économique et selon l'intérêt de l'entreprise.

Du point de vue technique, la double présence d'un commissaire aux comptes et d'un expert-comptable sur un dossier est un facteur de valeur ajoutée pour l'entreprise. Du point de vue économique, la démarche de l'entreprise consiste bien souvent à faire entrer les deux professionnels afin d'aboutir à des coûts les plus faibles possibles et la suppression de l'un des deux intervenants est une piste possible sur le plan économique. Il est à noter que la présence d'un expert-comptable sur un dossier allège l'intervention du commissaire aux comptes par rapport à celle qu'elle serait en l'absence d'un expert-comptable. Du point de vue de l'intérêt de l'entreprise, le principe d'un intervenant unique semble plaider en faveur d'une plus grande efficacité de l'intervention dans sa globalité. En effet, le commissaire aux comptes pratique une approche par les risques alors que l'expert-comptable pratique une approche par les opportunités.

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La France est-elle attractive ?

La Tribune, 23 octobre 2008 - La Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) et son département "Appel Public à l'Epargne", ainsi que l'Agence Française des Investissements Internationaux (AFII) ont organisé, le 22 octobre 2008, une manifestation sur le thème "Le commissaire aux comptes, acteur de confiance pour l'investisseur étranger en France".
A cette occasion une étude, réalisée par Ernst & Young pour la CNCC, sur la perception de l'attractivité de la France pour les investisseurs étrangers (IDE) et le rôle des cabinets d'audit a été dévoilée. Alors que 47 % des décideurs français doutent de la politique d'attractivité du gouvernement, la France se place en troisième position des investissements étrangers dans le monde. Toutefois, le nombre de projets d'investissements directs étrangers a baissé de 4 % et se concentrent dans le secteur tertiaire. Concernant les attentes des clients vis-à-vis de leur réseau d'audit, l'étude souligne qu'ils peuvent et doivent répondre aux attentes des investisseurs en matière d'information et doivent apporter des réponses en matière de productivité, tissus industriel et organisation des services publics. Selon Vincent Baillot, président de la CNCC, l'étude montre que " l'attractivité de la France est plutôt en bonne place et que malgré un coût d'investissement plus élevé en France qu'ailleurs nos atouts sont nombreux, notamment le niveau de formation des salariés et la qualité de ses infrastructures ".

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Les 50 patrons français les mieux payés ont touché 310 fois le Smic en 2007

AFP, 29 octobre 2008 - Un article qui va faire râler en cette période de crise financière.
Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans le magazine Capital. Toutefois, ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital ... lire la suite.

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mercredi, octobre 29, 2008

De l'éthique, s'il vous plaît !

Voilà un article publié dans le quotidien les échos.fr qui replace l'éthique au centre de nombre de préoccupations : "La voie de l'éthique".
« Investir dans une politique d'éthique en période de crise économique relève d'une grande naïveté. » Cette remarque, parfois entendue dans les antichambres de certains conseils d'administration ou comités de direction, nous paraît témoigner d'une coupable inconséquence. Cela vient d'être paradoxalement rappelé dans un rapport rédigé par le comité placé sous la présidence de lord Wolf, ancien ministre de la Justice britannique, à la demande de BAE Systems, dont l'image est sérieusement affectée par des soupçons de corruption dans certains grands marchés. « La mise en oeuvre de standards élevés en matière d'éthique des affaires et la démonstration que ces standards sont effectivement respectés sont devenues une exigence pour toute entreprise qui souhaite réussir globalement, quel que soit son secteur d'activité. Dans notre économie globalisée, la réputation est devenue un élément essentiel de la valeur d'une entreprise et un management effectif des risques éthiques et réputationnels est dorénavant un élément critique de la gouvernance d'entreprise. » Quelles que soient les circonstances qui accompagnent la publication de ce rapport, il nous semble marquer un nouveau type d'engagement managérial qui va bien au-delà de simples politiques d'affichage.
Pour autant, nous devons être conscients de ce que les graves difficultés économiques du moment conjuguées à l'irruption de nouveaux acteurs peu soucieux des régulations internationales constituent la menace maximale pour l'éthique dans l'entreprise. Pour y faire face, la seule conformité aux règles et standards, techniques, juridiques ou fiscaux n'est plus une réponse suffisante. Le cataclysme financier actuel en témoigne tragiquement : y a-t-il en effet de secteur qui soit plus réglementé que celui de la finance ? ... lire la suite.
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Recours collectifs des actionnaires dans l'affaire BCE

Le Devoir.com, 28 octobre 2008 - BCE pourrait devoir mettre de côté une somme de près de 600 millions de dollars, mais la vente du géant canadien des télécommunications ne sera probablement pas sabordée en raison de la poursuite en recours collectif intentée la semaine dernière en Saskatchewan au sujet de paiements de dividendes suspendus, a affirmé hier un avocat des plaignants.
Bien que le juge pourrait imposer une injonction afin de reporter à plus tard la vente de BCE, au coût de 52 milliards, d'ici à ce que le litige soit réglé, l'entreprise pourrait aussi être obligée de mettre de l'argent de côté afin de protéger les actionnaires, a ajouté l'avocat.
M. Merchant a affirmé que les détenteurs d'actions ordinaires attendaient tous des paiements de 73 ¢ par action, ces derniers ayant été suspendus pour les deuxième et troisième trimestres dans le cadre de l'entente passée cet été entre BCE et ses prêteurs. Les plaignants réclament 588 millions en plus de dommages-intérêts.
La plus grande entreprise de communications du Canada, dont le siège social se trouve à Montréal, a affirmé par voie de communiqué, hier, que la poursuite intentée au nom des porteurs d'actions ordinaires de BCE était «absolument sans fondement et sera vigoureusement contestée en cour». Aucune des allégations n'a été prouvée en cour. BCE a réitéré qu'«en vertu de l'entente définitive relative à la transaction de transformation de BCE en société fermée, dans sa version modifiée, l'acquisition de l'entreprise devrait être conclue le ou avant le 11 décembre 2008».
Certains observateurs estiment cependant qu'en raison du caractère instable des marchés, la transaction pourrait ne pas avoir lieu tel que prévu.

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Stabilité du taux de détention des investisseurs institutionnels

Les échos.fr, 29 octobre 2008 - Les investisseurs institutionnels français confient en moyenne un quart de leurs actifs à des sociétés de gestion externes. Une part demeurée stable depuis le début de la crise ... lire la suite.
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Les « gates » s'ouvrent enfin aux fonds de « hedge funds » français

Les échos.fr, 29 octobre 2008 - En raison d'une dégradation rapide de la liquidité des « hedge funds », les régulateurs français ont autorisé la multigestion alternative hexagonale à limiter les montants des retraits des clients ... lire la suite.

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Rio Tinto prône la patience

Le Devoir.com, 29 octobre 2008 - Tom Albanese, chef de la direction de Rio Tinto, est venu rassurer les esprits inquiets hier devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, en disant que « les effets de la crise financière mondiale se dissiperont avec le temps », et probablement assez rapidement avec une reprise qui se manifestera sur le marché interne chinois, ce qui amènera forcément de bonnes affaires pour les entreprises occidentales, dont Rio Tinto, et plus particulièrement pour ses ventes d'aluminium.
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IASB propose une nouvelle présentation des états financiers

L’International Accounting Standards Board et le Financial Accounting Standards Board des États-Unis ont publié pour commentaires un document de travail sur la présentation des états financiers. Le document contient une analyse des problèmes actuels concernant la présentation des états financiers et expose les réflexions initiales des conseils sur la façon de régler éventuellement ces problèmes grâce à un nouveau format de présentation.

La date de réception descommentaires est fixée au 14 avril 2009.

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La latitude managériale aurait des effets positifs

Alors que la théorie de l'agence postule que la latitude managériale doit être réduite au maximum afin d'aligner lecomportement du dirigeant sur les intérêts des actionnaires, un article récent du professeur Charreaux propose une lecture différente de la latitude managériale (À la recherche du lien perdu entre caractéristiques des dirigeants et performance de la firme : gouvernance et latitude managériale, Working Papers FARGO, 1080502). Celui-ci propose un modèle innovant faisant de cette dernière un avantage.
Résumé : La théorie des échelons supérieurs de Hambrick et Mason et la théorie de la gouvernance financière postulent toutes deux que les dirigeants ont une influence déterminante sur la performance avec, cependant, une différence très importante concernant l’influence de la latitude managériale. Pour la première, la latitude managériale a une influence potentiellement positive sur la performance en permettant aux capacités cognitives des dirigeants de s’exprimer, pour la seconde, une influence négative, dans la mesure où elle peut conduire à des décisions contraires aux intérêts des actionnaires. L’objectif de cet article est, d’une part, de comparer le contenu et le rôle de la notion de latitude managériale dans ces deux cadres théoriques, d’autre part, de proposer à la lumière des développements cognitifs et comportementaux de la théorie de la gouvernance, un méta modèle qui permettrait de proposer une approche intégratrice de la latitude à même d’offrir une meilleure compréhension du lien entre caractéristiques du dirigeant, système de gouvernance et performance de la firme.
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Le risque au coeur de l'initiative du PCAOB

Afin de limiter les risques attachés à l’audit, la proposition du PCAOB (« Proposed Auditing Standards Related to the Auditor’s Assessment of and Response to Risk and Conforming Amendments to PCAOB Standards », PCAOB Release No. 2008-006, 20 octobre 2008, voir articleprécédent du blogue) met en place plusieurs standards encadrant la responsabilité de l’auditeur dans sa fonction de contrôle. En premier lieu, est instauré un standard Audit Risk in an Audit of Financial Statements qui décrit les composants du risque d’audit et vise à maintenir celui-ci à un niveau approprié afin d’obtenir la production par l’auditeur d’une assurance raisonnable sur les états financiers. En deuxième lieu, le standard Audit Planning and Supervision expose les obligations de l’auditeur en matière d’organisation, d’estimation des éléments importants et d’établissement d’une stratégie appropriée de l’audit. En troisième lieu, un standard Identifying and Assessing Risks of Material Misstatement est crée. A travers la définition d’une procédure d’identification et d’analyse du risque, ce standard impose que l’auditeur soit en mesure de mettre en lumière et d’évaluer les risques d’erreurs importantes. En quatrième lieu, le standard The Auditor’s Responses to the Risks of Material Misstatement présente les responsabilités de l’auditeur qui seraient liées à la réponse apportée au risque d’erreurs importantes (conduite de l’audit, procédure employée). En cinquième lieu, l’Evaluating Audit Results porte sur la procédure d’évaluation des résultats de l’audit (contrôle des déficiences apparues en cours d’audit, évaluation des erreurs non corrigées) qui conduisent à la formation d’une opinion dans le rapport final de l’auditeur. En sixième lieu, le standard Consideration of Materiality in Planning and Performing an Audit détaille l’application par l’auditeur du concept de « Materiality » (tel que défini par la loi fédérale en matière de valeurs mobilières) dans l’organisation de l’audit et la détermination de l’étendue des procédures de contrôle. En dernier lieu, l’Audit Evidence est le standard définissant les responsabilités de l’auditeur liées aux caractères suffisants et appropriés des preuves fournies par ce dernier justifiant son opinion figurant au rapport final.
L’ensemble de ces standards tente de perfectionner le cadre d’analyse actuel de l’évaluation du risque et d’améliorer la procédure d’audit et ce, de son organisation initiale à ses résultats matérialisés dans la formalisation d’une opinion. Au-delà de ces objectifs immédiats, cette initiative du PCAOB offre l’opportunité d’aligner les standards d’évaluation du risque avec les autres standards d’audit existants et, notamment, ceux adoptés par l’International Audit and Assurance Standards Board même si toutefois des différences demeurent (en 2003, l’IAASB a mis à jour quatre de ses standards concernant l’évaluation du risque).

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mardi, octobre 28, 2008

De nouveaux standard d'audit pour gérer les risques

PCAOB, 21 octobre 2008 - Le risque demeure une problématique qui est aujourd'hui centrale. Le PCAOB américain leconsacre indirectement en proposant 7 nouveaux standards d'audit qui porte sur l'évaluation du risque (new auditing standards related to the auditor's assessment of and responses to risk and related conforming amendments).

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La SEC publie les résultats de sa lutte contre les fraudes

Dans son News Digest du 22 octobre 2008, la SEC indique "that the second-highest number of enforcement actions in agency history took place in fiscal year 2008. For the second year in a row, the SEC also returned more than $1 billion to harmed investors through Fair Fund distributions".

Alors que nous parlons de plus en plus d'éthique, de comportement responsable, que faut-il penser de cette statistique ?

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Ajustements européens en matière de fusions et scissions

La Commission propose d'adopter, en procédure régulière, une directive qui revise de manière substantielle les dispositions de la Troisième et Sixième directives en droit de societés concernant les fusions et les scissions nationales des sociétés anonymes, afin d'encore réduire les charges administratives occasionnées par lesdites directives.
Lire le texte de la proposition ici
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Fort repli des performances des « hedge funds » au mois de septembre

Les échos.fr, 28 octobre 2008 - Toutes les stratégies de « hedge funds » affichent des rendements négatifs, et ce pour le troisième mois d'affilée. Plus remarquable encore, trois de ces stratégies - « convertible arbitrage », « equity market neutral » et « long/short equity » - accusent leur plus forte perte dans l'histoire des indices établis par l'Edhec Risk and Asset Management Research Centre.

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Corrélation entre volatilité et valeur

Les échos.fr, 28 octobre 2008 - Sur longue période (1962-1997), la volatilité des titres individuels aux Etats-Unis a plus que doublé alors que la volatilité du marché dans son ensemble est restée sans tendance claire. La corrélation entre les différentes actions de la cote a baissé durant cette phase. Sur des ... lire la suite

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GM-Chrysler demande une aide pour fusionner

L'Expansion.fr, 27 octobre 2008 - Les constructeurs automobiles et des représentants politiques du Michigan (nord) ont proposé au moins trois plans ces dernières semaines pour débloquer des fonds fédéraux pour aider une entité fusionnée GM-Chrysler indique le Wall Street Journal. Le quotidien américain ajoute que parmi les plans proposés figurent la proposition d'une prise de participation du gouvernement dans le nouvel ensemble ou le déblocage de fonds dans le cadre du programme TARP (Troubled Asset Relief Program), le plan américain de sauvetage du système financier, doté d'une enveloppe de 700 milliards de dollars.

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Un fonds souverain solidaire de la crise ?

Le figaro.fr, 23 octobre 2008 - Le chef de l'État français a annoncé la création d'une sorte de fonds souverain, en l'occurrence un « fonds public d'intervention » en faveur des « entreprises stratégiques » en difficulté. Créés par certains gouvernements, les fonds souverains sont des fonds d'investissement spéciaux pour gérer les avoirs extérieurs des Etats.

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4ème conférence du WCCG

Le World Council for Corporate Governance vient d'annoncer la tenur de sa 4ème conférence internationale sur la Social Responsibility, du 26 au 28 février 2009 à Vilamoura au Portugal.

Pour avoir plus d'informations, cliquez ici

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Changing Perspectives on Corporate Law and Economics

Bonjour à toutes et à tous, je signale que se tiendra le 6 novembre prochain à Rotterdam une conférence qui est susceptible d'intéresser les lectrices et les lecteurs de notre blogue. Le thème de cette manifestation scientifique est "Changing Perspective on Corporate Law and Economics".

Pour avoir plus d'informations, allez sur le lien suivant : http://www.frg.eur.nl/english/rile_vipe_conference_2008

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dimanche, octobre 26, 2008

Étonnantes coopératives

Les coopératives sont peu étudiées par les juristes. Pourtant, elles semblent décidément avoir des qualités méritant notre attention. C'est qu'indique une étude récente dont on fait état dans La Presse Affaires (ici) et qui fait ressortir l'étonnant succès des coopératives en terme de taux de survie.

Ainsi, trois coopératives sur quatre franchissent le cap des trois ans, après leur création, comparativement à moins d'une entreprise sur deux pour l'ensemble des entreprises nouvellement formées, au Québec.

Le cap des 10 ans d'existence est franchi par 44 pour cent des coopératives nouvellement créées, mais par seulement 19,5 pour cent des entreprises.

Qualité de la gouvernance, perspective davantage en fonction du long terme, finalité tournée vers l'intérêt des membres, tous ces facteurs sont énoncés comme faisant une différence. La première réaction d'un universitaire abordant la gouvernance sous l'angle de l'analyse économique du droit est d'y voir un véhicule qui comporte des avantages en terme de contrôle des coûts d'agence: une meilleure surveillance par les membres de la conduite des affaires réduit l'opportunisme des dirigeants. De plus, en libérant la gestion des pressions à court terme, le modèle atténue les conflits d'agence avec d'autres parties prenantes. S'en suit une plus grande stabilité de l'entreprise. Question: dans ce cas, pourquoi ne voyons pas encore plus de coopératives?
Espérons que ces résultats susciteront l'intérêt des juristes universitaires.

Colloque sur la confiance dans les environnements électroniques

Mes collègues de la Chaire L.R. Wilson sur le droit des technologies de l'information et le commerce électronique organisent un colloque le 20 novembre sur le thème de la confiance dans les environnements électroniques. Le thème est des plus opportuns dans le contexte actuel où la confiance des investisseurs et des consommateurs de produits et de services financiers est fortement ébranlée. Le programme est ici.

Les agences de notation au pilori (la suite)

La pression se fait de plus en plus forte sur les agences de notation dans le cadre des audiences d'un comité du Congrès américain sur leur rôle dans la crise du crédit. Dans son édition du 23 octobre, le Report on Business rapportait ces propos tenus par des membres d'agences qui donnent une image peu reluisante de celles-ci (voir ici).

In April, 2007, Shannon Mooney, a senior analyst at rating agency Standard & Poor's in New York, started gossiping with a colleague via instant messaging when the conversation turned to a rating the firm was about to issue.

"That deal is ridiculous," the colleague, Rahul Shah, wrote.

"I know right ... model def. does not capture half of the [risk]," Ms. Mooney replied.

"We should not be rating it," Mr. Shah said.