vendredi, décembre 14, 2007

Dernière minute : un (probable) report de la loi SOX

Selon un article des échos.fr du 14 décembre 2007, la SEC pourrait prolonger jusqu'en 2009 le délai accordé aux PME pour l'application du volet de la loi Sarbanes-Oxley de réforme des sociétés portant sur l'obligation de faire auditer leur contrôle interne. La SEC avait déjà assoupli les obligations de contrôle interne début 2007 pour réduire les ... lire la suite

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Class action ouverte

Nouvel Observateur, 14 décembre 2007 - Des investisseurs ont engagé des poursuites judiciaires à l'encontre d'UBS, accusant la banque suisse de leur avoir fourni des informations trompeuses au sujet des dépréciations liées à des titres adossés à des créances hypothécaires à risques (« subprime »). L'action judiciaire, qui pourrait être requalifiée en action en nom collectif (« class action »), a été intentée devant la cour du district sud de New York, pour le compte d'actionnaires qui ont acheté des actions UBS entre le 13 mars et le 11 décembre, a précisé, jeudi 13 décembre, le cabinet Coughlin Stoia Geller Rudman & Robbins. La plainte affirme qu'UBS et certains de ses administrateurs et dirigeants ont publié des communiqués qui étaient « hautement mensongers et trompeurs parce qu'ils ne révélaient pas l'incapacité de l'entreprise à déprécier dans un délai approprié des titres dévalorisés incluant de la dette subprime ».
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Enron contagieux ?

IGOPP, 10 décembre 2007 - Yvon ALLAIRE nous livre un article intéressant publié dans le journal Le Devoir consacré à la questions suivante : Le système financier mondial est-il devenu un vaste Enron ?
On le sent bien, les marchés financiers sont inquiets et déconcertés. Pourtant, le système financier canadien en soi montre une assez bonne forme. Par exemple, les prêts hypothécaires à haut risque (les fameux sub-primes), qui agissent comme premiers déclencheurs de la turbulence actuelle sur les marchés financiers, représentent moins de 5% du total des prêts hypothécaires au Canada par comparaison à 22% aux États-Unis en 2006; et le taux de défaillance de ces prêts n’était que de 1% au Canada mais de 8% aux États-Unis en 2006. Ces données sont rassurantes; toutefois le système financier canadien est fortement intégré au système mondial et subit inévitablement les effets des ouragans qui soufflent ailleurs. Le 2 décembre dernier marquait le sixième anniversaire de la déconfiture d’Enron. Or, les dures leçons de ce fiasco, si elles avaient été bien comprises, auraient pu nous éviter les amères déconvenues que subissent présentement les systèmes financiers un peu partout sur la planète.

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La SEC discute des IFRS

La SEC annonce la tenue de deux réunions sur l'application des normes IFRS : « The Securities and Exchange Commission announced today that it willhost two roundtable discussions in December on issues surrounding thegrowing prevalence of International Financial Reporting Standards(IFRS). »

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Guide à l'attention des auditeurs pour l'application du nouvel audit n°5

Bonjour, je vous indique que le PCAOB a publié le 17 octobre 2007 un guide pour les auditeurs de petites compagnies dans leur application de l'audit of internal control that is integrated with an audit of financial statement (nouveau référentiel que nous avions présenté dans un article précédent du blogue).

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jeudi, décembre 13, 2007

Nouveauté: les devoirs des administrateurs lors d'une prise de contrôle

Je me permets de vous signaler la parution de l'ouvrage Les devoirs des administrateurs lors d'une prise de contrôle - Étude comparative du droit du Delaware et du droit canadien (Montréal, Éditions Thémis, 2007), par Stéphane Rousseau et Patrick Desalliers. Voici le résumé de l'ouvrage (que l'on peut commander ici):
Les prises de contrôle constituent les opérations les plus spectaculaires de la vie des sociétés ouvertes. Il n’est donc pas surprenant que ces opérations soient hautement médiatisées. Paradoxalement, étant donné le peu de prises de contrôle visant des sociétés à actionnariat dispersé, le droit canadien ne se caractérise pas par une jurisprudence et une doctrine très étoffées qui permettraient de baliser la conduite des acteurs lors d’une prise de contrôle inamicale. Devant cette lacune du droit canadien, les conseillers juridiques se sont tournés vers le droit du Delaware pour guider les administrateurs ayant l’obligation d’agir avec prudence, diligence, loyauté et bonne foi pour mener les sociétés cibles au travers de telles opérations. Ainsi, la jurisprudence du Delaware a fait son chemin progressivement au Canada, de la salle du conseil d’administration jusqu’au prétoire. La transplantation de la jurisprudence du Delaware s’est malheureusement effectuée de manière épisodique, parfois sans tenir compte du contexte structurel et institutionnel particulier au sein duquel les sociétés canadiennes évoluent. Aussi, nous retrouvons-nous à l’heure actuelle avec un droit canadien des prises de contrôle qui ne propose pas un modèle cohérent et fonctionnel pour encadrer la conduite des administrateurs lors de telles opérations.Dans ce contexte, cet ouvrage propose une analyse comparative des devoirs des administrateurs de sociétés cibles lors de prises de contrôle inamicales au Delaware et au Canada. L’analyse se concentre sur les opérations inamicales puisque c’est dans ce contexte que la jurisprudence du Delaware est la plus éclairante au Canada. Elle vise à faire ressortir la logique sous-jacente du régime du Delaware de manière à en apprécier la pertinence au Canada.




Les directeurs des firmes australiennes croient en la stakeholder theory

La tendance canadienne à percevoir l’entreprise dans sa globalité (voir l'arrêt Peoples dans les articles précédents) n’est pas isolée comme le démontre une étude récente analysant le comportement des administrateurs de sociétés australiennes en matière de gouvernance d’entreprise et de relations avec les salariés : M. Jones, S. Marshall, R. Mitchell and I. M. Ramsay, « Company Directors’ Views Regarding Stakeholders », Legal Studies Research Paper, n°270.

Les résultats de la recherche scientifique dirigée par Jones, Marshall, Mitchell et Ramsay font apparaître que l’adhésion à la shareholder primacy est plus théorique que pratique et que si « (…) the shareholder primacy’ view of the company has cogency, (…) it does not flow from this that directors will always pursue shareholders’ interests at the expense of other stakeholders ». D’une part, la synthèse publiée démontre que les dirigeants des firmes australiennes ont une perception davantage stakeholder de leurs obligations. D’autre part, plus de la moitié de ces mêmes dirigeants assimile l’agir dans le meilleur intérêt de la société à l’agir dans l’intérêt des stakeholders. Cette étude révèle en parallèle que, bien que 44 % des directeurs font de la satisfaction des shareholders leur priorité numéro un, 40 % regarde la satisfaction de la firme dans sa globalité comme une telle priorité. Enfin, les résultats attestent que les intérêts des employés sont loin d’être délaissés et qu’une compréhension plus ouverte de l’intérêt de la firme se dévoile et ce, même dans le cas où les directeurs concentrent leurs efforts en vue de satisfaire les seuls actionnaires.
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Vers la fin de la shareholder primacy ... peut être

Passionnant et édifiant ! Cet article de L. A. STOUT (Why We Should Stop Teaching Dodge v. Ford) de seulement 14 pages amène à se poser la question suivante : comment se fait-il que la stakeholder theory soit tellement peu abordée par les auteyurs nord-américains dans la définition des objectifs des entreprises cotés ?

Abstract : Among non-experts, conventional wisdom holds that corporate law requires boards of directors to maximize shareholder wealth. This common but mistaken belief is almost invariably supported by reference to the Michigan Supreme Court's 1919 opinion in Dodge v. Ford Motor Co. This Essay argues that Dodge v. Ford is bad law, at least when cited for the proposition that maximizing shareholder wealth is the proper corporate purpose. As a positive matter, U.S. corporate law does not and never has imposed a legal obligation on directors to maximize shareholder wealth. From a normative perspective, options theory, team production theory, the problem of external costs, and differences in shareholder interests all suggest why a rule of shareholder wealth maximization would be bad policy and lead to inefficient results.

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Quelle place pour les actionnaires dans les procédures collectives canadiennes ?

C'est à cette réflexion que je vous invite en parcourant l'article de Luc Morin, « L’actionnaire et l’entreprise insolvable » publié à la Revue de droit d’Ottawa, 2006-2007, Vol. 38, n°1, p.1.
A ceux que la stakeholder theory ne laisse pas indifférente au regard des constructions juridiques contemporaines, les conclusions de cet auteur ne peuvent laisser de glace. Au stade de l’initiation du processus de faillite ou de restructuration, le droit canadien opte en faveur du principe de subordination de l’intérêt de l’actionnaire à celui du créancier sans pour autant banaliser ce principe dans un care rigoureux laissant les tribunaux déterminer si cet intérêt doit être déterminé et dans quelle mesure. Au stade de l’élaboration et la mise en place d’un processus de restructuration, l’intérêt de l’actionnaire doit à nouveau céder le pas à la préservation intégrale de celui du créancier.
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mercredi, décembre 12, 2007

Nouvelle acquisitions à la Chaire en droit des affaires

Bonjour, la Chaire en droit des affaires vient d'acheter deux ouvrages :
  • « Le contrôle des entreprises : Evolutions et perspectives », L'Harmattan, 2007 : L'enjeu du contrôle est considérable pour les acteurs de la vie de l'entreprise. Son importance s'accroît avec la taille des sociétés et des réalités économiques qu'elles recouvrent. Face à la dilution de l'information résultant du développement de l'entreprise et de son inscription dans un espace international, le déchiffrage des données comptables et financières s'avère essentiel pour identifier les lieux de prises de décisions et de conflits d'intérêts. Cependant, même fidèle, l'image de l'entreprise n'en reste pas moins une représentation qui peut s'avérer en réalité totalement déformée, voire tronquée. Ainsi s'explique la soudaineté des scandales ayant surpris les observateurs les plus avertis. La question est donc posée de la pertinence des outils du contrôle, ceux prévus par la loi comme ceux générés par la pratique, car le contrôle n'est pas non plus sans lien avec le pouvoir. A cette occasion, la mondialisation des économies donne à voir l'avènement de nouveaux acteurs dont la puissance est à elle seule susceptible de redéfinir les règles du jeu au sein des sociétés et modifier le centre de gravité du Gouvernement d'entreprise.
  • « Pouvoir et gouvernement d'entreprise », éditions d'Organisation, 2004 : Ce livre vient à point nommé à la confluence des deux débats autour du contrôle des entreprises, pour proposer enfin une vue d'ensemble du problème et de ses solutions. D'un côté, le pouvoir des grandes entreprises fait peur. Faut-il lesréglementer, les nationaliser, leur opposer des groupes de pression, orienter leurs politiques grâce à des incitations ? D'un autre côté, les grands scandales financiers récents ont mis sur le devant de la scène la nécessité de revoir la gouvernante des entreprises. Faut-il les laisser faire, remettre tout le pouvoir entre les mains des actionnaires, changer la donne des conseils d'administration ? En sociologue averti, Henry Mintzberg distingue huit positionsclassiques sur la manière de contrôler les entreprises (nationalisation ; démocratisation ; réglementation ; pression ; confiance ; indifférence ; incitation ; restauration). Il détaille chacune en précisant dans quelles conditions elle peut être légitime et souhaitable. À l'opposé de tout dogmatisme, Mintzberg montre enfin commentun bon contrôle des organisations passe par un sain dosage entre ces différentes options.
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Les IFRS plus consensuels

Les échos.fr, 12 décembre 2007 - A lire cet écrit du journal Les échos.fr sur les normes IFRS.
Après les polémiques déclenchées par la perspective de leur mise en oeuvre, les normes comptables internationales IFRS sont en passe de devenir un sujet plus consensuel. C'est du moins l'impression qui se dégage à la lecture des « Points de vue d'investisseurs sur la mise en oeuvre des normes IFRS » ... lire la suite de cet article
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Pouvoirs de sanction de l'AMF : de quelques articles

Les échos.fr, 11 décembre 2007 - Le journal Les échos.fr propose deux articles intéressants sur les pouvoirs de sanction de l'AMF.

La réforme du pouvoir de sanction de l'Autorité des marchés financiers progresse en ordre dispersé : L'instauration d'une procédure de récusation des membres de la commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers est en cours d'examen par le Parlement. Un second axe de la réforme, nettement moins consensuel, porte sur l'octroi à l'AMF d'un pouvoir de transaction, sur le modèle américain ... lire la suite
« Donner à l'AMF un pouvoir de transaction instituerait une justice à deux vitesses » : Membre de la Commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Joseph Thouvenel y siège en qualité de représentant des salariés des entreprises d'investissement. Très attaché à la liberté de ton que lui confère son statut de syndicaliste, il critique vivement le projet qui ... lire la suite

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Avenir des fusions transfrontalières en Europe

Les échos.fr, 30 novembre 2007 - La transposition en droit français de la directive 2005/56/CE du 26 octobre 2005 sur les fusions transfrontalières des sociétés de capitaux au sein de l'Union européenne est en vue. Mais est-elle en bonne voie ? Peut-être pas. Le projet de loi, approuvé en Conseil des ministres le 14 novembre, omet de transposer la directive sur un point capital. Si le législateur n'y prend garde, c'est tout le régime des fusions communautaires qui risque d'être privé d'une bonne partie de son utilité, en France du moins.

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News : publications par le titulaire de la Chaire !

Je connais Stéphane bien trop humble pour écrire un article sur un livre qu'il vient d'écrire, je prends ma plume pour faire connaître son nouvel ouvrage : « Les devoirs des administrateurs lors d'une prise de contrôle ».
Ce livre (qui vient d'être publié aux éditions Thémis) rédigé en collaboration avec Patrick Desalliers expose une étude comparative du droit du Delaware et du droit canadien en matière de prise de contrôle d'une société par actions.

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mardi, décembre 11, 2007

Encore ! Rémunération des patrons : on débat en Allemagne

La Tribune, 11 décembre 2007 - Quelques nouveaux cas emblématiques attisent outre-Rhin la discussion politique sur la limitation de la rémunération des grands patrons ... lire la suite
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La gestion s'équipe de codes de bonne conduite

La Tribune, 10 décembre 2007 - Tout droit venus du monde anglo-saxon, les codes de déontologie et autres chartes de bonnes ... lire la suite

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Il n'y a pas qu'au Canada qu'on fusionne !

La Tribune, 11 décembre 2007 - Le conseil de surveillance de la Bourse allemande EEX a approuvé hier à la majorité une fusion avec les activités de négoce d'électricité du français Powernext. Le belge Belpex devrait les rejoindre.
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Petit cahier de recherche sur la RSE

Chaire de responsabilité sociale et de développement durable, novembre 2007 - Je vous signale ce cahier de la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable publié sur le site de la Chaire de responsabilité sociale : Belem, G. Benoît, C. Bouslah, K. Champion, E. Guy, J. Najlaoui, H. Otero, A.I. 2007. Cahier de recherche sur l’atelier international « Faire avancer la théorie de la RSE : un dialogue intercontinental », Montréal, ESG, UQAM, no 11-2007, 93 p.
Bonne lecture et à la prochaine ...

Point de synthèse sur la profession comptable : 7@lire n°289 et 290

7@lire, novembre et décembre 2007 - Les revues 7@lire n°289 et 7@lire n°290 sont en ligne.
Plusieurs articles sont susceptibles d'intéresser les lecteurs de ce blogue. Parmi ceux-ci, je souligne :
1. Le projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation du droit des sociétés au droit communautaire, déposé à l'Assemblée nationale le 14 novembre 2007, transpose en droit français la directive n° 2006/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 modifiant les quatrième et septième directives comptables. Cette directive renforce les obligations de transparence des sociétés commerciales, pour ce qui concerne notamment les pratiques de gouvernement d'entreprise et les procédures de contrôle interne. Des adaptations dans le dispositif français sont cependant nécessaires afin de refléter parfaitement les obligations posées par le texte communautaire. Par conséquent le projet de loi modifie le Code de commerce pour y inscrire le principe selon lequel le rapport annuel doit indiquer, outre la composition, l'organisation et les conditions de préparation des travaux du conseil, le cas échéant, le code de gouvernement d'entreprise auquel l'entreprise a choisi de se référer, ou à défaut les pratiques de gouvernement d'entreprise mises en place par la société en complément des exigences posées par la loi, ainsi que les modalités particulières relatives à la participation des actionnaires à l'assemblée générale. Le principe d'une approbation du rapport du président par le conseil est en outre posé afin d'impliquer la responsabilité du conseil. Il est enfin prévu, conformément à la directive, une attestation par le commissaire aux comptes de ces informations.
2. Deux enquêtes sur la vérification d'informations relatives au développement durable ont été présentées par Vincent Baillot, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC) et Yves Nicolas, président du département Appel Public à l'Epargne de la CNCC. La première a été réalisée auprès des entreprises et la seconde auprès des commissaires aux comptes. Les résultats révèlent que 90 % des entreprises interrogées publient un rapport sur le développement durable et lorsque les commissaires aux comptes interviennent sur les informations sociales et environnementales, elles font l'objet d'une attestation spécifique dans plus de 60 % des cas. De plus, 83 % des entreprises confient la vérification des informations sur le développement durable à leur commissaire aux comptes afin que ce soit le même signataire pour les données financières et les données de développement durable. 94 % des commissaires aux comptes jugent qu'il est légitime de faire appel à eux pour effectuer ce type de mission. Ils considèrent que la valorisation faite par leurs clients de ces informations est utile et nécessaire. Ces derniers jugent que ces informations permettent notamment une meilleure maîtrise des risques en interne et une meilleure visibilité en externe.

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Synthèse d'actualité du gouvernement d'entreprise n°92 (21/11/07-04/12/07)

IFA, 11 décembre 2007 - L'IFA vient de publier sa nouvelle revue de presse (revue n°92) sur le gouvernement d'entreprise. Qu'apprend-t-on de cette synthèse ?
  • La rémunération des dirigeants des sociétés cotées confirme une tendance à la baisse ;
  • La transparence s'améliore en matière de rémunération des dirigeants ;
  • La CNCC a mené deux enquêtes en parallèle ;
  • La nouvelle directive européenne contre le blanchiment de capitaux pourrait engendrer une obligation pour établissements bancaires de déclarer à l’organisme Tracfin tout soupçon de fraudes fiscales concernant leurs clients ;
  • et bien d,autres informations.
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Norbourg et les scandales financiers: verdict et colloque à venir

Voilà, le verdict est tombé dans l'affaire Norbourg. Vincent Lacroix est reconnu coupable des 51 chefs d'accusations portées contre lui. Ce verdict semble guère surprenant, tant la preuve était accablante et la défense inexistante. On peut consulter les faits saillants du jugement ici.

Deux commentaires:

1) Maintenant, reste à voir ce que fera (et pourra faire) la GRC avec toute cette preuve déjà accumulée. Ce scandale financier serait une bonne occasion de montrer le rôle de la GRC et du droit criminel en matière de crime économique.

2) La sentence, quelle qu'elle soit, sera relativement clémente (maximum 5 ans moins un jour), ce qui limite considérablement sa valeur dissuasive. Aussi, j'estime que la décision aura un effet mitigé sur d'éventuels émules de Vincent Lacroix. Les régulateurs et les gouvernements devraient s'employer davantage à travailler en amont, en mettant en place des mécanismes prévenants de tels fraudes. La prévention ne peut reposer sur les seules épaules des régulateurs toutefois. Les investisseurs et les sentinelles (gatekeepers) devront aussi être mis à contribution.

Afin de réfléchir à ces questions, l'Association du Barreau canadien, Division Québec, organise un colloque intitulé "Les scandales financiers au Québec: leçons à tirer des plus récentes affaires, de l'administration provisoire aux procédures de faillite et de la protection des investisseurs". Organisé avec la collaboration de la Chaire en droit des affaires et du commerce international, le colloque a lieu le mercredi 13 février à Montréal à l'Hôtel Inter-continental. Des détails sur le programme seront bientôt disponible sur le site de l'ABC (ici) et de la Chaire (ici).

lundi, décembre 10, 2007

Nouvelles acquisitions de la Chaire

Bonjour, je vous signale que la Chaire en droit des affaires comporte deux nouveaux livres consacrés à la RSE et à la stakeholder theory.
Le premier ouvrage s'intitule « Inside the mind of the stakeholder » et est édité par Ulrich STEGER (édition EABIS).
Le second ouvrage s'intitule « Corporate Social Responsibility : Reconciling Aspiration With Application » et est édité par Andrew KAKABADSE et Mette MORSING (édition EABIS).
Pour les avoir quasiment lu, je vous les conseille vivement !
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Parution de collègues français

Bonjour, je vous indique que vient de paraître aux Editions L'Harmattan dans la collection Recherches Economiques François Perroux « Dynamique et transformations du capitalisme », une publication sous la direction de Gilles Rasselet chercheur à l'Université de Reims Champagne-Ardenne.
Cet ouvrage regroupe différentes études de chercheurs qui s'interrogent sur les déterminants de la dynamique du capitalisme ainsi que sur la nature et la portée de certaines de ses transformations.
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Dossier sur la rémunération des dirigeants

Journal du management, 4 décembre 2007 - Bonjour, je vous signale ce dossier publié dans le journal du management : « Grands dirigeants : sont-ils vraiment trop payés ? »

Résumé :
Trop ou pas assez payés ? Depuis qu'ils sont devenus publics, les salaires des chefs d'entreprise français ont fait couler beaucoup d'encre. Entre fantasmes et réalité, il est parfois difficile de savoir ce qu'il en est vraiment de la rémunération des top dirigeants. Comment est-elle réellement fixée ? Reflète-t-elle ou non leur performance ? Quelles grandes évolutions se dégagent ?

Sommaire :
  • Plus de transparence... et de scandales
  • Mais que touchent-ils exactement ?
  • Les dirigeants sont-ils trop payés ?
  • Les dirigeants méritent-ils leur salaire ?
  • Les tendances
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Les introductions en Bourse mondiales portées par les entreprises chinoises

Les échos.fr, 10 décembre 2007 - D'après les chiffres, encore préliminaires, compilés par Thomson Financial, les entrées en Bourse auront drainé plus de 282 milliards de dollars cette année. Les entreprises chinoises lèvent désormais plus de fonds que les américaines ... lire la suite de cet article

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L'environnement, nouveau baromètre de l'ISR pour les institutionnels français

Les échos.fr, 10 décembre 2007 - Conséquence notamment de la forte exposition médiatique de l'environnement et des nombreux lancements de fonds associés, ce thème est dorénavant jugé comme le premier critère de l'investissement socialement responsable (ISR), selon l'approche « best in class » pour les institutionnels français ... lire la suite
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Le CAC 40 en plein rêve éveillé

La Tribune.com, 10 décembre 2007 - Au-delà d'un éventuel rally de fin d'année, les analystes de Goldmann voient l'avenir en noir.
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IFRS critiquées ?

La Tribune.com, 10 décembre 2007 - Jugées globalement positives par les investisseurs, les normes comptables IFRS sont prises en défaut par la crise des liquidités.

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La Chine prête à acheter les actions ?

L'Expansion.com, 10 décembre 2007 - La Chine avait déjà autorisé les banques et les assurances à acheter des actions étrangères. Elle envisage maintenant de libéraliser les achats d’actions étrangères pour les ressortissants chinois (elle a même précipité en août 2007 une telle libéralisation avant de faire momentanément machine arrière parce que cela s’est avéré avoir été mal préparé). Pékin a par ailleurs fait savoir qu’elle utiliserait une petite partie de ses réserves de change (1433 milliards de dollars) pour créer un fond souverain de 200 milliards de dollars. Celui-ci a pour vocation de prendre des participations dans des entreprises étrangères. Au bout du compte, l’Empire du Milieu s’apprête à acheter massivement des actions des autres pays tout en limitant toujours fortement les achats d’actions des sociétés chinoises par les étrangers. Une question se pose désormais : les occidentaux laisseront-ils se développer à grande échelle de tels achats d’actions par les Chinois ? Sur ce point, les avis divergent selon les pays. Au Japon, une règle interdit les OPA étrangères. Au Royaume-Uni, en revanche, on s’affiche en champion du laissez-faire. Les Etats-Unis et la zone euro n’ont pas encore tranché.

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Les multinationales qui changent la donne

Le Devoir.com, 10 décembre 2007 - Finie l'époque où les entreprises indiennes, chinoises ou mexicaines avaient pour seul avantage concurrentiel le faible coût de leur main-d'oeuvre. Des multinationales de ces pays sont en ordre de bataille pour concurrencer des sociétés du trio dominant le capitalisme mondial (États-Unis, Europe, Japon) ou nouer des alliances avec elles. Le cabinet de conseil en stratégie Boston Consulting Group (BCG) publiait, le 4 décembre, la liste de ces 100 premiers «nouveaux challengers mondiaux» ... lire la suite

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Rémunération des dirigeants canadiens : chiffres canadiens

CA Magazine, 7 décembre 2007 - Les produits des sociétés américaines ont augmenté plus vite que la rémunération des dirigeants ces dix dernières années, mais la tendance s’est renversée au cours de 12 derniers mois, selon une nouvelle étude de l’ERI Economic Research Institute et de Career Journal.com (le site de carrière gratuit du Wall Street Journal destiné aux dirigeants et aux professionnels).
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dimanche, décembre 09, 2007

À surveiller cette semaine: sentences de Conrad Black et Vincent Lacroix

Selon toute vraisemblance, c'est cette semaine que les sentences dans les procès de Conrad Black (lundi?) et Vincent Lacroix (mardi?) seront connues. Bien attendues, ces sentences alimenteront sûrement les discussions relativement aux approches différentes au Canada et aux États-Unis en matière de crimes économiques. À suivre...

Fusion des bourses de Montréal et de Toronto: qui l'eut cru?

Après plusieurs mois de rumeurs, il semble bien que cette fois soit la bonne. Les bourses de Montréal et de Toronto seraient sur le point d'annoncer leur fusion selon Radi0-Canada (voir ici).
La nouvelle organisation sera dirigée depuis Toronto, mais les produits dérivés demeurent à Montréal, qui conserve sa place d'affaires et sa direction.
L'opération suscitera beaucoup de commentaires. Pour ma part, la question qui me vient spontanément à l'esprit est la suivante: quel impact pour le débat sur une commission nationale des valeurs mobilières?